Avec l’âge, les muscles perdent progressivement de leur force et de leur volume. Mais lorsque cette diminution devient importante, elle peut révéler une sarcopénie, une maladie musculaire encore méconnue qui augmente le risque de chutes, de fractures et de perte d’autonomie. Difficultés à monter les escaliers, fatigue, marche plus lente, perte de poids… Quels sont les signes qui doivent alerter ? Et surtout, comment préserver sa masse musculaire après 65 ans ? On vous en dit plus sur la sarcopénie.

Qu’est-ce que la sarcopénie chez la personne âgée ?

La sarcopénie est une maladie musculaire caractérisée par une diminution de la force et de la masse musculaires. Elle touche principalement les personnes âgées, mais peut également apparaître plus tôt, notamment en cas de maladie chronique, d’immobilisation prolongée ou de dénutrition.

Avec le vieillissement, l’organisme perd naturellement une partie de sa masse musculaire. Toutefois, une perte musculaire importante n’est pas une conséquence inévitable de l’âge.

La sarcopénie peut progressivement limiter les déplacements, rendre les gestes du quotidien plus difficiles et favoriser la dépendance.

Quels sont les premiers signes de la sarcopénie ?

La sarcopénie s’installe souvent progressivement. Ses premiers symptômes peuvent passer inaperçus ou être attribués à tort au vieillissement.

Une perte de force musculaire

C’est l’un des signes les plus caractéristiques. Une personne âgée peut éprouver des difficultés à :

  • Se lever d’une chaise sans s’aider des bras ;
  • Monter les escaliers ;
  • Porter ses courses ;
  • Ouvrir un bocal ;
  • Marcher sur une distance autrefois habituelle.

Ces changements doivent alerter, particulièrement lorsqu’ils apparaissent ou s’aggravent en quelques mois.

Une marche plus lente et un risque de chute accru

La diminution de la force musculaire affecte l’équilibre et la mobilité.

Une personne atteinte de sarcopénie peut marcher moins vite, hésiter dans ses déplacements ou avoir davantage de difficultés à se relever après une chute.

Les chutes répétées chez les seniors ne doivent jamais être banalisées. Elles peuvent révéler une fragilité musculaire nécessitant une évaluation médicale.

Une fatigue inhabituelle et une fonte musculaire

Une sensation de faiblesse, une fatigue lors d’efforts auparavant faciles ou une diminution visible du volume des muscles peuvent également évoquer une sarcopénie.

Attention toutefois : une personne peut perdre de la masse musculaire sans présenter de perte de poids importante, notamment lorsqu’elle est en surpoids.

Quel est le lien entre sarcopénie et dénutrition ?

La dénutrition constitue un facteur majeur de perte musculaire chez les personnes âgées.

Lorsque les apports alimentaires deviennent insuffisants, notamment en protéines et en énergie, l’organisme peut puiser dans ses réserves musculaires.

Plusieurs situations favorisent ce phénomène : perte d’appétit, problèmes dentaires, difficultés à avaler, isolement, maladies chroniques ou impossibilité de faire les courses et de cuisiner.

La sarcopénie et la dénutrition peuvent ainsi s’aggraver mutuellement, augmentant le risque de perte d’autonomie.

Une perte de poids involontaire chez une personne âgée doit toujours attirer l’attention, particulièrement lorsqu’elle s’accompagne d’une diminution de la force musculaire.

Comment prévenir la sarcopénie après 65 ans ?

Bonne nouvelle : il est possible de ralentir la perte musculaire et d’améliorer sa force, même à un âge avancé.

Pratiquer une activité physique adaptée

L’activité physique, particulièrement les exercices de renforcement musculaire, constitue l’un des principaux moyens de prévention et de prise en charge de la sarcopénie.

Marche, exercices avec des élastiques, mouvements pour se lever d’une chaise ou gymnastique douce peuvent contribuer à préserver les capacités physiques.

L’idéal est d’associer renforcement musculaire, exercices d’équilibre et activité d’endurance, selon les capacités et l’état de santé de chacun.

Maintenir une alimentation suffisamment riche en protéines

Les protéines jouent un rôle essentiel dans l’entretien des muscles.

Œufs, poissons, viandes, produits laitiers et légumineuses doivent trouver leur place dans une alimentation variée et adaptée aux besoins de la personne âgée.

En cas de dénutrition, un médecin ou un diététicien peut proposer un accompagnement nutritionnel spécifique.

Éviter la sédentarité et l’immobilisation prolongée

Rester assis ou allongé pendant de longues périodes accélère la perte musculaire, notamment après une hospitalisation.

Reprendre progressivement une activité physique adaptée, avec l’accompagnement d’un professionnel si nécessaire, permet de limiter ce phénomène.

Sarcopénie : quand consulter et quel professionnel de santé contacter ?

Une perte de force inhabituelle, des difficultés croissantes à marcher ou à se lever, des chutes répétées ou une perte de poids involontaire justifient une consultation.

Le médecin traitant peut réaliser une première évaluation, notamment à l’aide de tests simples de force musculaire et de mobilité. Selon les résultats, il pourra orienter le patient vers un gériatre, un kinésithérapeute ou un diététicien.

Une prise en charge précoce permet de préserver les capacités physiques et de limiter le risque de dépendance.

Vous recherchez un professionnel de santé spécialisé dans l’accompagnement des seniors ? L’annuaire IndexSanté vous aide à trouver des médecins, des kinésithérapeutes et des établissements de santé à Bordeaux, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et partout en France.

Question fréquentes

À quel âge commence la sarcopénie ?

La masse et la force musculaires peuvent commencer à diminuer dès l’âge adulte, mais le risque de sarcopénie augmente nettement avec l’avancée en âge, particulièrement après 65 ans.

Peut-on récupérer du muscle après 70 ou 80 ans ?

Oui. Même après 80 ans, des exercices de renforcement musculaire adaptés, associés à des apports nutritionnels suffisants, peuvent améliorer la force et les capacités physiques.

Quelle différence entre sarcopénie et ostéoporose ?

La sarcopénie touche les muscles, tandis que l’ostéoporose fragilise les os. Les deux maladies peuvent coexister et augmenter le risque de fractures, notamment en cas de chute.

Peut-on souffrir de sarcopénie sans être maigre ?

Oui. La sarcopénie peut également toucher les personnes en surpoids ou en situation d’obésité. Le poids seul ne permet donc pas d’évaluer la santé musculaire.

À retenir : la sarcopénie n’est pas une fatalité du vieillissement. Une alimentation adaptée, une activité physique régulière et le repérage précoce d’une perte de force musculaire peuvent contribuer à préserver l’autonomie des seniors.

Sources

Vous avez froid même lorsque le chauffage fonctionne ? Vos mains et vos pieds restent glacés alors que votre entourage trouve la température agréable ? Avoir froid tout le temps n’est pas forcément lié à la météo. Cette sensation peut s’expliquer par une mauvaise circulation sanguine, une fatigue importante, une carence en fer ou encore un dérèglement de la thyroïde. Comment reconnaître les signes qui doivent vous alerter et quand faut-il consulter ? On vous réchauffe en vous donnant quelques pistes.

Pourquoi certaines personnes ont-elles toujours froid ?

La sensibilité au froid varie d’une personne à l’autre. L’âge, la corpulence, l’activité physique ou encore les variations hormonales influencent la façon dont notre organisme régule sa température.

En automne et en hiver, la baisse des températures accentue naturellement cette sensation. Mais avoir froid en permanence, même dans un environnement chauffé, peut révéler un problème de santé.

Plusieurs causes peuvent expliquer cette frilosité excessive.

Une mauvaise circulation sanguine

Lorsque les températures baissent, les petits vaisseaux sanguins des extrémités se contractent pour préserver la chaleur des organes vitaux. Résultat : les mains et les pieds deviennent froids.

Chez certaines personnes, ce phénomène est particulièrement marqué. Il peut notamment s’agir du syndrome de Raynaud, caractérisé par des doigts qui deviennent blancs, parfois bleus, et s’accompagnent d’engourdissements ou de douleurs.

Une carence en fer ou une anémie

Vous avez toujours froid et vous vous sentez constamment fatigué ? Une anémie, notamment liée à une carence en fer, peut être en cause.

Lorsque le sang transporte moins efficacement l’oxygène vers les tissus, plusieurs symptômes peuvent apparaître :

  • Une fatigue inhabituelle ;
  • Une pâleur du visage ;
  • Un essoufflement à l’effort ;
  • Des vertiges ;
  • Une sensibilité accrue au froid.

Un bilan sanguin prescrit par un médecin permet de rechercher une éventuelle anémie.

Un dérèglement de la thyroïde

La thyroïde joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme et de la température corporelle.

Lorsqu’elle fonctionne au ralenti, on parle d’hypothyroïdie. Cette maladie peut provoquer une sensation permanente de froid, associée à une fatigue persistante, une prise de poids, une constipation ou une peau sèche.

Un dosage de la TSH, réalisé sur prescription médicale, permet d’évaluer le fonctionnement de la thyroïde.

Mains et pieds toujours froids : faut-il s’inquiéter ?

Avoir les extrémités froides est fréquent, particulièrement chez les personnes minces ou peu actives.

Dans la majorité des cas, cette sensation est sans gravité. Toutefois, certains symptômes méritent une attention particulière : douleurs, fourmillements persistants, changement de couleur des doigts ou perte de sensibilité.

Si vos mains ou vos pieds restent froids malgré une température ambiante confortable, parlez-en à votre médecin.

Une extrémité qui devient brutalement froide, pâle et très douloureuse nécessite en revanche une prise en charge médicale urgente.

Toujours froid et fatigué : quand consulter ?

Une sensation de froid inhabituelle, qui persiste plusieurs semaines ou s’accompagne d’autres symptômes, justifie une consultation médicale.

Votre médecin pourra rechercher une anémie, un trouble thyroïdien, un problème circulatoire ou une autre cause selon votre situation.

Il pourra notamment prescrire une prise de sang et vous orienter vers un spécialiste si nécessaire.

Pour trouver un médecin généraliste, un endocrinologue ou un autre professionnel de santé près de chez vous, consultez l’annuaire des professionnels et établissements de santé IndexSanté, accessible partout en France, notamment à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse ou Nantes.

Comment avoir moins froid au quotidien ?

Quelques habitudes simples permettent de mieux supporter les températures fraîches :

  • Bougez régulièrement : la marche et l’activité physique stimulent la circulation sanguine et produisent de la chaleur.
  • Superposez les vêtements : plusieurs couches fines permettent de mieux conserver la chaleur corporelle.
  • Protégez vos extrémités : chaussettes chaudes, gants et chaussures adaptées limitent les pertes de chaleur.
  • Mangez suffisamment et de façon équilibrée : un apport énergétique insuffisant peut accentuer la frilosité.
  • Évitez le tabac : la nicotine favorise la contraction des vaisseaux sanguins.

Ces gestes améliorent le confort thermique, mais ne remplacent pas une consultation si la sensation de froid devient permanente.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je toujours froid alors que les autres ont chaud ?

Chaque organisme possède une sensibilité différente aux températures. La corpulence, le métabolisme, l’âge ou certains problèmes de santé peuvent expliquer cette différence.

Quelle carence peut provoquer une sensation de froid permanente ?

Une carence en fer entraînant une anémie peut favoriser la frilosité, souvent accompagnée de fatigue et de pâleur. D’autres causes restent possibles : seul un bilan médical permet de les distinguer.

Est-ce normal d’avoir toujours froid en vieillissant ?

Avec l’âge, la diminution de la masse musculaire et les modifications de la régulation thermique peuvent augmenter la sensibilité au froid. Une frilosité nouvelle ou importante ne doit toutefois pas être systématiquement attribuée au vieillissement.

Le stress peut-il donner froid ?

Oui. Le stress peut provoquer une contraction temporaire des petits vaisseaux sanguins et entraîner une sensation de mains froides. Mais une frilosité persistante nécessite de rechercher d’autres causes.

À retenir : avoir souvent froid n’est pas nécessairement inquiétant. En revanche, lorsque cette sensation devient inhabituelle, permanente ou s’accompagne de fatigue, de douleurs ou d’autres symptômes, mieux vaut consulter pour en identifier l’origine.

Sources :

Chaque année en octobre, le ruban rose réapparaît dans les villes, les entreprises, les établissements de santé et sur les réseaux sociaux. Mais derrière cette mobilisation, Octobre Rose porte surtout un message de santé publique : mieux informer sur le cancer du sein et favoriser sa détection précoce.

En France, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 61 000 nouveaux cas estimés en 2023. Près d’une femme sur huit y sera confrontée au cours de sa vie. Pourtant, lorsqu’il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Octobre Rose 2026 est donc l’occasion de rappeler à qui s’adresse le dépistage, comment réaliser une mammographie et quels signes doivent conduire à consulter. On vous en dit plus.

Octobre Rose 2026 : pourquoi cette mobilisation reste-t-elle essentielle ?

Pendant tout le mois d’octobre, associations, collectivités, professionnels et établissements de santé organisent des actions de sensibilisation partout en France. Courses et marches solidaires, conférences, ateliers de prévention, stands d’information ou collectes de fonds permettent de rappeler l’importance du dépistage et de soutenir la recherche et les personnes touchées par la maladie.

Mais Octobre Rose ne doit pas se limiter à un mois de communication. Son principal objectif reste d’encourager les femmes concernées à participer au dépistage organisé et, plus largement, à être attentives à leur santé mammaire tout au long de l’année.

En 2026, l’Institut national du cancer renforce justement l’information autour du dépistage. Une campagne nationale est déployée du 24 septembre au 13 décembre, notamment sur les supports numériques et dans les maisons de santé.

Dépistage du cancer du sein : qui doit faire une mammographie ?

Le programme national de dépistage organisé s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans qui ne présentent ni symptôme ni facteur de risque particulier autre que leur âge. Près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans, ce qui explique notamment cette tranche d’âge.

Tous les deux ans, les femmes concernées reçoivent une invitation de l’Assurance Maladie à réaliser le dépistage. Celui-ci comprend une mammographie et un examen clinique des seins auprès d’un radiologue agréé.

La mammographie est-elle prise en charge à 100 % ?

Dans le cadre du dépistage organisé, la mammographie et l’examen clinique des seins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

Si la mammographie ne montre aucune anomalie, les clichés bénéficient également d’une seconde lecture par un autre radiologue expérimenté. Cette double lecture constitue l’une des spécificités du programme organisé de dépistage.

Comment trouver un radiologue agréé pour une mammographie ?

Après réception de l’invitation, il est possible de prendre rendez-vous auprès d’un radiologue participant au programme de dépistage organisé. L’Institut national du cancer propose désormais une carte permettant de rechercher les radiologues agréés à partir de son code postal.

Vous pouvez également utiliser IndexSanté pour rechercher un professionnel de santé ou un établissement près de chez vous. Que vous habitiez Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes, Strasbourg ou une commune plus petite, l’objectif est de faciliter votre orientation dans le système de santé.

Faut-il faire une mammographie avant 50 ans ?

En l’absence de symptôme ou de facteur de risque particulier, le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie n’est actuellement pas recommandé avant 50 ans. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut pas surveiller sa santé mammaire avant cet âge.

Un examen clinique des seins par un professionnel de santé est recommandé régulièrement. Certaines femmes nécessitent par ailleurs une surveillance spécifique en raison de leurs antécédents personnels ou familiaux ou d’une prédisposition génétique. Le médecin traitant, le gynécologue ou la sage-femme peut alors proposer un suivi adapté au niveau de risque.

Et après 74 ans ?

À partir de 75 ans, les femmes ne sont plus invitées automatiquement dans le cadre du programme national de dépistage organisé. Cela ne signifie pas que toute surveillance doit s’arrêter.

La poursuite du dépistage est alors individualisée. Elle doit être discutée avec le médecin en fonction notamment de l’état de santé, des antécédents et des facteurs de risque de chaque femme.

Cancer du sein : quels signes doivent pousser à consulter ?

Le dépistage concerne des femmes qui ne présentent pas de symptômes. Dès qu’une anomalie apparaît, il ne faut donc pas attendre la prochaine mammographie programmée pour en parler à un professionnel de santé.

Une grosseur dans un sein ou au niveau de l’aisselle, une modification inhabituelle de la forme ou du volume d’un sein, une rétraction du mamelon, un écoulement anormal ou certaines modifications de la peau doivent notamment conduire à demander un avis médical.

Ces symptômes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Ils nécessitent en revanche un examen permettant d’en rechercher la cause.

L’autopalpation remplace-t-elle la mammographie ?

Non. Être attentive à l’aspect de ses seins peut permettre de remarquer une modification inhabituelle, mais l’autosurveillance ne remplace ni l’examen réalisé par un professionnel de santé ni la mammographie lorsqu’elle est recommandée.

Il est également inutile d’attendre de sentir une grosseur pour participer au dépistage organisé. Son intérêt est précisément de pouvoir détecter certaines anomalies avant l’apparition de symptômes.

Quels professionnels consulter pour le dépistage du cancer du sein ?

Le médecin traitant peut faire le point sur les antécédents et les facteurs de risque et orienter vers les examens nécessaires. Le gynécologue et la sage-femme participent également au suivi et à la prévention, tandis que le radiologue réalise la mammographie.

En cas d’anomalie, d’autres examens peuvent être nécessaires afin d’établir un diagnostic. La prise en charge peut alors mobiliser plusieurs professionnels et, si un cancer est diagnostiqué, une équipe spécialisée en oncologie.

Octobre Rose : parler du dépistage pour favoriser le passage à l’action

Depuis plus de trente ans, Octobre Rose a contribué à rendre le cancer du sein beaucoup plus visible dans l’espace public. Pourtant, connaître l’existence du dépistage ne suffit pas toujours à franchir le pas. Peur du résultat, appréhension de la mammographie, manque de temps ou difficultés d’accès à un radiologue peuvent encore retarder la prise de rendez-vous.

Octobre Rose peut donc être l’occasion de vérifier où l’on en est : date de la dernière mammographie, invitation reçue mais laissée de côté, antécédents familiaux dont on n’a jamais parlé à son médecin ou modification récente d’un sein. Et si une femme de votre entourage est concernée par le dépistage, en parler simplement peut aussi l’aider à prendre rendez-vous.

La mobilisation dure un mois. La prévention du cancer du sein, elle, concerne toute l’année.

Sources

Magnésium contre la fatigue, vitamine D en hiver, mélatonine pour dormir, plantes pour mieux digérer… Les compléments alimentaires occupent une place croissante dans nos habitudes. Disponibles en pharmacie, en magasin ou sur Internet, ils sont souvent perçus comme des produits sans risque parce qu’ils contiennent des vitamines, des minéraux ou des substances issues de plantes.

Pourtant, « naturel » ne signifie pas automatiquement « sans danger ». Les compléments alimentaires peuvent être utiles dans certaines situations précises, mais ils ne sont ni indispensables pour tout le monde ni destinés à remplacer un traitement médical.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

Un complément alimentaire est destiné à compléter l’alimentation. Il peut notamment contenir des vitamines, des minéraux, des plantes ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique.

Il ne s’agit pas d’un médicament. Cette distinction est importante : un complément alimentaire n’a pas vocation à prévenir ou traiter une maladie à la place d’une prise en charge médicale.

Dans quels cas les compléments alimentaires peuvent-ils être utiles ?

L’intérêt dépend de la personne, de son alimentation, de son âge, de son état de santé et de la substance concernée. Une supplémentation peut être recommandée dans certaines situations particulières ou lorsqu’une carence est diagnostiquée.

En revanche, prendre systématiquement des vitamines ou des minéraux « au cas où » n’est pas nécessairement bénéfique. Par exemple, concernant la fatigue, l’Assurance Maladie rappelle que les vitamines, oligo-éléments et le magnésium présentent un intérêt en cas de carence avérée, mais que leur efficacité contre la fatigue elle-même n’a pas été établie.

Peut-on prendre des compléments alimentaires sans avis médical ?

La vente libre ne signifie pas absence de risque. Certains compléments peuvent provoquer des effets indésirables, être contre-indiqués dans certaines maladies ou interagir avec des médicaments.

L’Anses recommande notamment de demander conseil à un professionnel de santé, d’éviter les prises prolongées, répétées ou multiples et de respecter les conditions d’utilisation. Elle invite également à être particulièrement prudent face aux produits présentés comme « miraculeux ».

Compléments à base de plantes : naturel ne signifie pas sans risque

De nombreux compléments contiennent des plantes utilisées traditionnellement en phytothérapie. Le recours aux plantes peut répondre à certains usages, mais leurs substances actives peuvent aussi avoir des effets sur l’organisme et interagir avec des traitements.

La levure de riz rouge en fournit un exemple : l’Anses a signalé des risques d’atteintes musculaires et hépatiques et recommande de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé avant sa consommation.

La même vigilance concerne d’autres produits. Des effets indésirables ont notamment été signalés avec des compléments contenant de la mélatonine, qui sont déconseillés à certaines populations ou nécessitent un avis médical dans certaines situations.

Quelle différence entre phytothérapie et complément alimentaire ?

La phytothérapie désigne l’utilisation des plantes ou de leurs extraits à des fins de santé. Mais tous les produits à base de plantes n’ont pas le même statut : une plante peut entrer dans la composition d’un médicament, d’un complément alimentaire ou d’autres préparations.

Il faut donc s’intéresser au produit utilisé, à sa composition, à son dosage et aux éventuelles contre-indications plutôt qu’à la seule mention « à base de plantes ».

À lire également sur IndexSanté : notre article consacré à la phytothérapie, pour mieux comprendre l’utilisation des plantes et les précautions à connaître.

Qui doit être particulièrement vigilant ?

Les personnes qui suivent plusieurs traitements doivent être particulièrement prudentes en raison du risque d’interactions. Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les personnes âgées et celles atteintes de certaines maladies chroniques devraient également demander conseil à un professionnel avant d’entreprendre une supplémentation.

Si vous prenez déjà plusieurs compléments, pensez à signaler l’ensemble des produits consommés à votre médecin ou à votre pharmacien. Cumuler différents produits peut conduire à absorber plusieurs fois la même substance sans s’en rendre compte.

Antibiotiques VS compléments alimentaires

Vous suivez un traitement antibiotique et prenez également des compléments alimentaires ? Prudence : certaines associations peuvent modifier l’absorption et donc l’efficacité de certains antibiotiques.

C’est notamment le cas de compléments contenant des minéraux comme le calcium, qui peuvent interagir avec certaines familles d’antibiotiques, notamment les cyclines et les quinolones. Plus largement, un complément alimentaire n’est pas destiné à remplacer un antibiotique : les deux produits n’ont ni le même rôle ni le même statut.

Si un antibiotique vous a été prescrit, n’interrompez pas ou ne modifiez pas votre traitement au profit d’un complément alimentaire. Avant d’associer les deux, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien et indiquez-lui précisément les compléments que vous prenez.

Faut-il prendre des compléments alimentaires pour rester en bonne santé ?

Il n’existe pas de réponse unique. Une supplémentation peut avoir une véritable indication dans certaines situations, mais elle ne doit pas devenir un réflexe systématique dès qu’apparaissent fatigue, stress ou troubles du sommeil.

Avant d’acheter un complément, il peut être utile de se poser trois questions :

  • pourquoi souhaitez-vous le prendre,
  • existe-t-il réellement une carence ou un besoin particulier
  • et ce produit est-il compatible avec votre état de santé et vos traitements ?

En cas de doute, médecin ou pharmacien peuvent vous aider à faire le point.

IndexSanté vous permet également de rechercher des professionnels de santé près de chez vous et de consulter nos autres contenus consacrés aux approches de santé et de bien-être, notamment notre dossier sur la phytothérapie.

Sources

Vidal

Anses

Sante.fr

 

 

Vous dormez suffisamment et pourtant, dès le réveil, vous vous dites : « Pourquoi suis-je toujours fatigué ? »  La fatigue est extrêmement fréquente : selon l’Assurance Maladie, 10 à 25 % des personnes qui consultent un médecin généraliste déclarent être toujours fatiguées.

Le plus souvent, cette sensation est liée au sommeil, au rythme de vie ou au stress. Mais lorsqu’elle persiste malgré le repos, elle peut aussi révéler un problème de santé. Alors, pourquoi est-on toujours fatigué et à partir de quand faut-il consulter ? On vous en dit plus dans cet article.

Fatigue normale ou fatigue persistante : quelle différence ?

Être fatigué après une journée chargée, un effort physique ou plusieurs nuits trop courtes est normal. Cette fatigue doit diminuer avec le repos.

On parle davantage d’asthénie lorsque la fatigue persiste malgré le sommeil et donne l’impression de manquer d’énergie pour accomplir les activités habituelles. Lorsqu’elle dure, il devient important d’en rechercher la cause.

Pourquoi suis-je fatigué même après avoir dormi ?

Mes habitudes de vie

Dormir suffisamment ne signifie pas forcément avoir un sommeil réparateur. Des réveils nocturnes, une insomnie ou une apnée du sommeil peuvent empêcher l’organisme de récupérer correctement.

Les écrans tard le soir, des horaires irréguliers ou certaines habitudes de vie peuvent aussi perturber le repos. Si vous êtes fatigué dès le réveil malgré des nuits suffisamment longues, la qualité de votre sommeil mérite donc d’être examinée.

Le stress peut-il provoquer une fatigue permanente ?

Oui. Un stress prolongé, un surmenage professionnel ou des difficultés personnelles peuvent entraîner une fatigue importante, parfois accompagnée de troubles du sommeil, de difficultés de concentration ou d’irritabilité.

Une fatigue persistante peut également accompagner certains troubles anxieux ou dépressifs. Elle constitue alors un véritable symptôme à prendre en compte.

Quelles maladies peuvent provoquer une fatigue persistante ?

Suis-je forcément malade ?

Une fatigue qui dure ne signifie pas forcément que vous êtes malade. Mais certaines pathologies peuvent provoquer une asthénie : anémie, hypothyroïdie, diabète, maladies infectieuses ou inflammatoires, apnée du sommeil ou certaines maladies chroniques.

Certains médicaments peuvent également accentuer la fatigue.

La fatigue étant un symptôme peu spécifique, le médecin tient compte de sa durée, de son intensité et des éventuels autres symptômes pour en rechercher la cause.

Une prise de sang est-elle nécessaire en cas de fatigue ?

Pas systématiquement. Le médecin commence généralement par vous interroger sur votre sommeil, votre rythme de vie, vos traitements et les éventuels symptômes associés.

Si nécessaire, il peut prescrire un bilan sanguin pour rechercher notamment une anémie, une infection ou un trouble de la thyroïde.

Que faire lorsque l’on se sent toujours fatigué ?

Quelques réflexes simples peuvent favoriser la récupération : conserver des horaires de sommeil réguliers, pratiquer une activité physique adaptée, boire suffisamment, manger à horaires réguliers et prévoir de véritables temps de repos.

Vous pouvez également vous diriger vers des programmes de phytothérapie qui contiennent des plantes qui agissent sur le tonus et la vitalité, comme ceux de Pureo.

Attention également aux compléments alimentaires pris pour « retrouver de l’énergie ». Selon l’Assurance Maladie, vitamines, oligo-éléments et magnésium présentent surtout un intérêt lorsqu’une carence est avérée. Leur efficacité générale contre la fatigue n’est pas établie.

Fatigue persistante : quand consulter ?

Il est conseillé de consulter lorsque la fatigue persiste malgré le repos, s’aggrave ou perturbe les activités quotidiennes.

Un avis médical est également nécessaire si elle s’accompagne d’autres symptômes : fièvre, douleurs persistantes, variation de poids inexpliquée, essoufflement, soif inhabituelle ou troubles importants du sommeil.

Le médecin pourra alors rechercher la cause de cette fatigue et proposer une prise en charge adaptée.

Avec IndexSanté, vous pouvez rechercher un médecin ou un professionnel de santé près de chez vous et identifier les établissements correspondant à vos besoins partout en France.

Questions fréquentes

Pourquoi suis-je toujours fatigué même si je dors 8 heures ?

La durée du sommeil ne garantit pas sa qualité. Réveils nocturnes, stress, insomnie ou apnée du sommeil peuvent rendre une nuit peu réparatrice.

Pourquoi suis-je fatigué dès le réveil ?

Une fatigue matinale peut être liée à un sommeil de mauvaise qualité, au stress ou à un trouble du sommeil. Si elle persiste malgré des nuits suffisamment longues, parlez-en à votre médecin.

Quelle carence peut provoquer de la fatigue ?

Une carence en fer peut provoquer une anémie et entraîner de la fatigue. Une prise de sang peut être prescrite par le médecin pour rechercher une éventuelle carence.

Est-il normal d’être fatigué tous les jours ?

Une fatigue quotidienne liée à une période difficile peut être temporaire. En revanche, une fatigue qui persiste malgré le repos ou affecte votre quotidien mérite un avis médical.

Quel médecin consulter en cas de fatigue persistante ?

Le médecin traitant est généralement le premier interlocuteur. Il pourra rechercher les causes possibles et prescrire des examens ou vous orienter vers un spécialiste si nécessaire.

Sources

 

Médecin généraliste, spécialiste, infirmier, kinésithérapeute, sage-femme, psychologue… Lorsqu’un problème de santé survient, il n’est pas toujours évident de savoir vers quel professionnel se tourner. Faut-il commencer par son médecin traitant ? Peut-on prendre directement rendez-vous avec un spécialiste ? Et comment trouver un professionnel de santé près de chez soi ?

Bien choisir son professionnel permet d’obtenir une prise en charge adaptée, mais aussi de mieux s’orienter dans le parcours de soins. Spécialité, localisation, accessibilité, secteur conventionnel : plusieurs critères peuvent guider votre recherche. On vous en dit plus.

Quel professionnel de santé consulter en premier ?

Dans la plupart des situations, le médecin traitant constitue le premier interlocuteur. Il connaît votre état de santé, vos antécédents et vos traitements et peut établir un premier diagnostic avant de vous orienter, si nécessaire, vers un spécialiste.

Le médecin traitant joue également un rôle central dans le parcours de soins coordonnés. Consulter certains médecins spécialistes sans avoir été orienté par lui peut entraîner une moins bonne prise en charge par l’Assurance Maladie. Il existe cependant des exceptions et des possibilités d’accès direct pour certaines spécialités et situations.

Quand consulter directement un spécialiste ?

Certaines consultations peuvent être réalisées directement dans le cadre du parcours de soins coordonnés. C’est notamment possible, sous certaines conditions, auprès :

  • d’un gynécologue,
  • d’un ophtalmologue,
  • d’un psychiatre ou neuropsychiatre et
  • d’un stomatologue.
  • Un chirurgien-dentiste peut également être consulté directement.

Pour les autres spécialités médicales, votre médecin traitant pourra vous orienter vers le professionnel correspondant à votre situation : cardiologue, dermatologue, neurologue, rhumatologue, pneumologue, gastro-entérologue, endocrinologue, etc.

Comment choisir le bon professionnel de santé ?

La spécialité est évidemment le premier critère à prendre en compte, mais elle n’est pas le seul. La proximité géographique peut devenir déterminante lorsqu’un suivi régulier est nécessaire, notamment en cas de maladie chronique, de rééducation ou de consultations fréquentes.

Vous pouvez également vérifier les conditions d’exercice du professionnel, l’accessibilité du cabinet ou de l’établissement et les informations disponibles concernant les tarifs. Pour certaines prises en charge, le choix dépendra également d’une recommandation ou d’une orientation préalable de votre médecin.

Faut-il regarder le secteur de conventionnement ?

Pour les médecins libéraux, le secteur de conventionnement peut avoir une incidence sur le tarif de la consultation et le montant restant éventuellement à votre charge. Avant de prendre rendez-vous, il peut donc être utile de vérifier les informations tarifaires disponibles et les conditions prévues par votre complémentaire santé.

Le prix ne doit cependant pas devenir le seul critère. La spécialité recherchée, les besoins médicaux, la proximité et la possibilité d’obtenir un suivi adapté restent essentiels.

Quel professionnel consulter selon son problème de santé ?

Pour un problème de santé courant ou lorsque vous ne savez pas quelle spécialité consulter, le médecin généraliste reste généralement la meilleure porte d’entrée. Il peut traiter de nombreuses pathologies et vous orienter lorsqu’un avis spécialisé est nécessaire.

Selon les symptômes ou la pathologie, différents professionnels peuvent ensuite intervenir : cardiologue pour certaines maladies cardiovasculaires, dermatologue pour les maladies de la peau, rhumatologue pour certaines affections articulaires, ORL pour les pathologies de l’oreille, du nez et de la gorge ou encore neurologue pour les maladies du système nerveux.

D’autres professionnels participent également au parcours de santé : infirmier, masseur-kinésithérapeute, sage-femme, chirurgien-dentiste, orthophoniste, pédicure, podologue ou encore professionnel de la santé mentale.

Comment trouver un professionnel de santé près de chez vous ?

La proximité constitue souvent un critère essentiel, en particulier lorsqu’une prise en charge nécessite plusieurs rendez-vous. Une personne recherchant un kinésithérapeute à Bordeaux, un cardiologue à Toulouse ou un infirmier à Lille n’a pas seulement besoin d’informations sur la profession : elle doit pouvoir identifier les professionnels présents autour d’elle.

IndexSanté permet désormais de rechercher plus facilement les professionnels et établissements correspondant à vos besoins. La nouvelle rubrique de recherche vous aide à identifier un professionnel de santé selon sa spécialité et sa localisation, partout en France.

Vous pouvez ainsi préparer votre parcours de soins et identifier les professionnels présents à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille, Strasbourg, Rennes, Montpellier et dans l’ensemble du territoire.

Bien choisir son professionnel, c’est aussi mieux s’orienter

Il n’est pas nécessaire de connaître toutes les spécialités médicales pour savoir vers qui se tourner. En cas de doute, le médecin traitant reste un interlocuteur privilégié pour évaluer la situation et vous orienter.

Lorsque vous connaissez déjà le type de professionnel dont vous avez besoin, l’annuaire IndexSanté vous permet de rechercher les professionnels de santé et les établissements correspondant à vos critères et à votre localisation.

 

Sources

 

 

La rentrée scolaire et la rentrée au travail sont souvent des moments de transition qui nécessitent une bonne organisation pour se dérouler de manière fluide et productive. Que vous soyez étudiant ou professionnel, bien préparer cette période permet de réduire le stress et de poser les bases pour une année réussie. Voici quelques trucs et astuces essentiels pour aborder cette rentrée sereinement et efficacement.

Organisation et planification de la rentrée

L’une des clés pour réussir sa rentrée, que ce soit à l’école ou au travail, est d’avoir une organisation solide. Anticiper les tâches et les responsabilités permet de démarrer du bon pied.

Faire une liste des priorités

Établissez une liste des choses à faire avant la rentrée. Cela peut inclure des achats nécessaires (fournitures scolaires, vêtements, matériel de bureau), des documents administratifs à régler ou des objectifs personnels à fixer.

Préparez votre emploi du temps de la rentrée

Si vous avez déjà une idée des cours, des réunions ou des projets à venir, essayez de planifier votre emploi du temps à l’avance. Utilisez un agenda ou une application de gestion du temps pour répartir vos tâches de manière réaliste. Cela permet de visualiser clairement ce qui vous attend et d’éviter les surprises de dernière minute. Priorisez et organisez : tâches urgentes et importantes, tâches urgentes mais moins importantes, tâches non urgentes mais importantes, tâches non urgentes et non importantes. Stylos fluos et post it sont vos amis.

Fixez des objectifs

Que ce soit pour l’année scolaire ou professionnelle, il est utile de se fixer des objectifs à court, moyen et long terme. Cela peut être un nombre de sujets à réviser par semaine ou un projet que vous souhaitez mener à bien dans votre entreprise. Des objectifs concrets vous aideront à rester motivé tout au long de l’année.

Préparation matérielle de la rentrée

Un aspect souvent négligé mais essentiel est la préparation matérielle. Un bon équipement facilite la reprise et permet de travailler efficacement.

Faites le point sur le matériel

Pour les étudiants, il est important de vérifier que tout le matériel nécessaire est prêt avant le jour J. Cela inclut les cahiers, les stylos, les livres, l’ordinateur et tout autre outil indispensable. Si possible, préparez votre sac à l’avance pour éviter de chercher frénétiquement le matin même.

Pour les travailleurs, actualisez votre matériel de bureau, vérifiez que vous avez tout le nécessaire pour reprendre vos activités sans encombre. Un bon ordinateur, des fournitures de bureau comme des stylos, carnets, ou encore un siège ergonomique pour éviter les TMS (lien vers l’article), peuvent grandement améliorer votre confort et votre productivité.

Rafraîchissez votre espace de travail ou d’étude

Créer un environnement propice au travail est fondamental. Pour une rentrée réussie, assurez-vous que votre bureau ou espace d’étude est bien rangé, organisé et motivant. Débarrassez-vous des objets inutiles et personnalisez-le à votre goût pour le rendre plus agréable.

La gestion du stress de la rentrée

La rentrée est souvent synonyme de nervosité, notamment après une période de vacances. Une bonne gestion du stress est donc primordiale pour bien aborder cette nouvelle phase.

Prévoyez des moments de détente

Intégrez dans votre emploi du temps des moments dédiés à la relaxation. Que ce soit à travers la méditation, le sport ou des activités que vous aimez, il est important de relâcher la pression pour rester efficace.

Adoptez une routine de sommeil régulière

Pour les étudiants comme pour les professionnels, un bon sommeil est crucial pour être performant. Les vacances permettent souvent de se coucher tard mais pour réussir sa rentrée, retrouver un rythme de sommeil stable quelques jours avant la reprise est nécessaire. Cela aidera votre corps à s’adapter à la nouvelle routine.

Respirez et relativisez

La rentrée peut paraître intimidante mais il est important de prendre du recul. Ne cherchez pas à tout faire parfaitement dès le premier jour. L’important est de trouver votre rythme progressivement et d’accepter que des ajustements seront nécessaires.

Préparer mentalement la rentrée

Aborder cette période avec une attitude positive et confiante est essentiel pour bien démarrer.

Visualisez les réussites à venir

Prendre quelques instants pour imaginer vos réussites futures, que ce soit à l’école ou au travail, peut être extrêmement motivant. Cela vous permet de commencer l’année avec une vision claire de ce que vous souhaitez accomplir. Connaissez-vous le tableau de visualisation ? Utile dans sa vie perso ou en développement personnel, il peut également servir pour l’école ou le travail. Renseignez-vous.

Reconnectez-vous avec votre réseau

Avant la rentrée, il peut être utile de renouer contact avec ses collègues ou camarades de classe. Un échange avant le jour de reprise ou le matin même permet de se sentir plus à l’aise et de partager ressentis ou préoccupations. Apportez des croissants, proposez un déjeuner ou un brief de rentrée et le contact se renouera plus facilement.

En conclusion, que vous soyez un élève qui retourne en classe ou un professionnel reprenant le chemin du travail après les vacances, une bonne préparation facilite une rentrée réussie. Organisation, matériel adapté, gestion du stress et préparation mentale sont les quatre piliers qui vous aideront à aborder cette période sereinement et avec confiance. Avec ces trucs et astuces, vous pourrez débuter cette nouvelle étape de manière efficace, tout en posant des bases solides pour une année épanouissante et productive. C’est parti ?

Sources

Les antibiotiques ont révolutionné la médecine en permettant de traiter de nombreuses infections bactériennes. Pourtant, ils semblent parfois « ne plus faire effet ». Pourquoi un traitement antibiotique peut-il échouer ? Les bactéries deviennent-elles réellement résistantes ? Et que signifie exactement l’antibiorésistance, souvent présentée comme l’un des plus grands défis de santé publique ? Voici un guide complet pour comprendre ce phénomène et adopter les bons réflexes.

Les antibiotiques : à quoi servent-ils vraiment ?

Contrairement à une idée reçue, les antibiotiques ne soignent pas toutes les infections. Et d’ailleurs vous le savez, ils ne sont pas automatiques ! Pourquoi ? Parce qu’ils sont uniquement efficaces contre les bactéries.

En revanche, ils sont inutiles contre les virus responsables de nombreuses maladies courantes comme :

  • le rhume ;
  • la grippe ;
  • la majorité des angines ;
  • la bronchiolite ;
  • de nombreuses gastro-entérites.

Prendre un antibiotique lorsqu’il n’est pas nécessaire n’accélère donc pas la guérison. Au contraire, cela favorise l’apparition de bactéries résistantes.

Pourquoi les antibiotiques ne fonctionnent-ils pas toujours ?

Plusieurs situations peuvent expliquer l’inefficacité d’un traitement antibiotique.

L’infection est virale

C’est la situation la plus fréquente.

Si une infection est provoquée par un virus, aucun antibiotique ne pourra agir, même si les symptômes sont importants.

C’est pourquoi votre médecin ne prescrit pas systématiquement un antibiotique en cas de fièvre, de toux ou de mal de gorge.

La bactérie est résistante

Certaines bactéries ont développé des mécanismes qui leur permettent de survivre malgré la présence de l’antibiotique.

On parle alors d’antibiorésistance.

Dans ce cas, le médicament devient inefficace et un autre traitement peut être nécessaire.

L’antibiotique n’est pas adapté

Toutes les bactéries ne sont pas sensibles aux mêmes antibiotiques.

Le choix du traitement dépend :

  • de la bactérie responsable ;
  • du type d’infection ;
  • de la localisation de l’infection ;
  • de l’état de santé du patient.

Dans certaines situations, des analyses biologiques permettent d’identifier précisément la bactérie et de choisir l’antibiotique le plus efficace.

Le traitement n’a pas été suivi correctement

Un traitement interrompu trop tôt ou pris de manière irrégulière peut être moins efficace.

Même si les symptômes s’améliorent rapidement, il est important de respecter les consignes données par le professionnel de santé concernant la durée et les modalités de prise.

L’antibiorésistance : une explication simple

Imaginez une population de bactéries.

Lorsqu’un antibiotique est administré, la majorité des bactéries est détruite.

Mais certaines possèdent naturellement des caractéristiques qui leur permettent de résister.

Ces bactéries survivent, se multiplient et transmettent leur résistance.

Au fil du temps, elles deviennent de plus en plus nombreuses.

L’antibiotique qui fonctionnait auparavant devient alors beaucoup moins efficace.

Ce phénomène est naturel, mais il est considérablement accéléré par le mauvais usage des antibiotiques.

Pourquoi parle-t-on d’un problème mondial ?

L’Organisation mondiale de la Santé considère aujourd’hui l’antibiorésistance comme l’une des principales menaces sanitaires mondiales.

Chaque année, elle est responsable de nombreuses infections difficiles à traiter, d’hospitalisations prolongées et d’un nombre important de décès.

Si rien n’est fait, certaines infections courantes pourraient redevenir beaucoup plus dangereuses dans les prochaines décennies.

L’antibiorésistance concerne tous les pays et toutes les populations.

Quelles sont les causes de l’antibiorésistance ?

Plusieurs facteurs favorisent son développement.

Une consommation excessive d’antibiotiques

Plus les antibiotiques sont utilisés, plus les bactéries ont l’occasion de développer des résistances.

C’est pourquoi les prescriptions sont aujourd’hui plus ciblées qu’autrefois.

Des traitements mal suivis

Prendre les médicaments de façon irrégulière, oublier plusieurs doses ou interrompre son traitement sans avis médical favorise la sélection des bactéries résistantes.

L’automédication

Utiliser des antibiotiques conservés dans une armoire à pharmacie ou provenant d’une ancienne ordonnance est fortement déconseillé.

Un antibiotique efficace pour une infection ne le sera pas forcément pour une autre.

L’utilisation en santé animale

L’utilisation des antibiotiques chez les animaux a également contribué au développement de certaines résistances.

Des efforts importants ont été réalisés ces dernières années pour réduire ces usages.

Comment limiter l’antibiorésistance ?

Chacun peut contribuer à préserver l’efficacité des antibiotiques.

Les bons réflexes sont simples :

  • ne jamais réclamer un antibiotique lorsqu’il n’est pas nécessaire ;
  • respecter exactement la prescription ;
  • ne jamais partager son traitement avec une autre personne ;
  • ne pas conserver des antibiotiques pour une prochaine maladie ;
  • rapporter les médicaments non utilisés en pharmacie.

Ces gestes permettent de protéger sa santé, mais aussi celle de l’ensemble de la population.

Les antibiotiques sont-ils encore efficaces aujourd’hui ?

Oui.

La grande majorité des infections bactériennes est encore traitée efficacement grâce aux antibiotiques.

L’objectif n’est donc pas de les éviter lorsqu’ils sont nécessaires.

Au contraire, ils restent indispensables pour soigner de nombreuses maladies comme :

  • certaines pneumonies ;
  • les infections urinaires bactériennes ;
  • certaines infections cutanées ;
  • les méningites bactériennes ;
  • les septicémies.

Le véritable enjeu est de les utiliser uniquement lorsqu’ils sont justifiés.

Existe-t-il des examens pour choisir le bon antibiotique ?

Oui.

Dans certaines infections, le médecin peut prescrire un prélèvement (urines, sang, gorge, plaie…) afin d’identifier précisément la bactérie responsable.

Le laboratoire réalise ensuite un antibiogramme.

Cet examen permet de tester plusieurs antibiotiques afin de déterminer lesquels sont efficaces contre la bactérie identifiée.

L’antibiogramme aide ainsi à choisir le traitement le plus adapté tout en limitant le développement de nouvelles résistances.

Comment prévenir les infections ?

Moins il y a d’infections, moins les antibiotiques sont nécessaires.

La prévention reste donc essentielle.

Les mesures les plus efficaces sont :

  • le lavage régulier des mains ;
  • la vaccination lorsqu’elle est recommandée ;
  • une bonne hygiène alimentaire ;
  • le nettoyage et la désinfection des plaies ;
  • le respect des règles d’hygiène en cas de maladie contagieuse.

Prévenir les infections contribue directement à lutter contre l’antibiorésistance.

Quand consulter ?

Une consultation médicale est recommandée en cas :

  • de fièvre élevée persistante ;
  • d’aggravation rapide des symptômes ;
  • de difficultés respiratoires ;
  • de douleurs importantes ;
  • d’infection qui ne s’améliore pas malgré le traitement.

Il est également important de reconsulter si les symptômes réapparaissent après un traitement antibiotique ou s’ils s’aggravent.

Trouver un professionnel de santé près de chez vous

En cas de suspicion d’infection, seul un professionnel de santé peut déterminer si un antibiotique est nécessaire. Votre médecin traitant, un médecin de garde ou, selon la situation, un spécialiste pourra poser le bon diagnostic et prescrire un traitement adapté si besoin.

Avec IndexSanté, vous pouvez trouver facilement un établissement de santé près de chez vous afin d’être pris en charge rapidement. Dans toute la France, les grandes villes (Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Montpellier…) mais aussi les moyennes et petites villes, au plus près de chez vous.

Sources

La vaccination ne concerne pas uniquement les nourrissons et les enfants. Tout au long de la vie, notre protection contre certaines maladies infectieuses diminue progressivement, rendant nécessaires des rappels vaccinaux ou de nouvelles vaccinations. Pourtant, de nombreux adultes ignorent où ils en sont dans leur calendrier vaccinal. Quels vaccins faut-il refaire à l’âge adulte ? Les rappels sont-ils vraiment indispensables ? Et quels sont les vaccins particulièrement recommandés après 60 ou 65 ans ? Voici un guide complet pour faire le point.

Pourquoi continuer à se faire vacciner à l’âge adulte ?

Contrairement à une idée reçue, un vaccin ne protège pas toujours toute la vie.

Pour certaines maladies, l’immunité diminue avec le temps. Dans d’autres cas, ce sont les virus ou les bactéries qui évoluent, nécessitant une mise à jour régulière de la protection.

La vaccination permet de :

  • prévenir des maladies parfois graves ;
  • limiter les complications chez les personnes fragiles ;
  • protéger les proches les plus vulnérables (nouveau-nés, personnes immunodéprimées, personnes âgées) ;
  • réduire la circulation de certains agents infectieux dans la population.

En France, le calendrier vaccinal est actualisé chaque année afin de tenir compte des données scientifiques les plus récentes.

Quels vaccins faut-il refaire à l’âge adulte ?

Le vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite

Il s’agit du rappel que beaucoup d’adultes connaissent… sans toujours savoir quand il doit être effectué.

Aujourd’hui, les rappels sont recommandés :

  • à 25 ans ;
  • à 45 ans ;
  • à 65 ans ;
  • puis tous les 10 ans après 65 ans.

Le vaccin est généralement associé à une protection contre la coqueluche, selon l’âge et la situation de la personne.

Le tétanos reste une maladie rare mais grave, pouvant être mortelle. Contrairement à certaines infections, il ne se transmet pas entre personnes : la vaccination est donc la seule protection efficace.

La coqueluche : un rappel parfois nécessaire

Chez l’adulte, la coqueluche peut sembler bénigne.

Le problème est surtout qu’un adulte infecté peut transmettre la maladie à un nourrisson, chez qui elle peut entraîner de graves complications.

Un rappel est notamment recommandé :

  • pour les futurs parents ;
  • pour l’entourage d’un nouveau-né (stratégie dite du « cocooning ») ;
  • pour certains professionnels de santé ou de la petite enfance.

Le vaccin contre la grippe

Chaque année, le virus de la grippe change.

C’est pourquoi la vaccination doit être renouvelée tous les ans.

Elle est particulièrement recommandée :

  • aux personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • aux femmes enceintes ;
  • aux personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque, maladies respiratoires…) ;
  • aux professionnels de santé ;
  • aux proches de personnes très fragiles.

La vaccination réduit le risque de formes graves, d’hospitalisation et de décès.

Le vaccin contre la Covid-19

Même si la situation sanitaire a évolué, la Covid-19 continue de circuler.

Des campagnes de rappel sont proposées chaque année aux personnes les plus à risque, notamment :

  • les personnes âgées ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les patients souffrant de maladies chroniques ;
  • les résidents d’EHPAD.

Les recommandations évoluent régulièrement selon les variants en circulation et les avis des autorités sanitaires.

Le vaccin contre le papillomavirus (HPV)

La vaccination contre les papillomavirus est désormais recommandée chez les adolescents, filles comme garçons.

Chez certains jeunes adultes non vaccinés auparavant, un rattrapage peut être proposé.

Cette vaccination permet de prévenir plusieurs cancers, notamment :

  • le cancer du col de l’utérus ;
  • certains cancers ORL ;
  • les cancers de l’anus ;
  • les cancers du pénis.

Le vaccin contre l’hépatite B

Certaines personnes n’ont jamais été vaccinées.

Une vaccination peut être recommandée en fonction :

  • de l’activité professionnelle ;
  • des facteurs de risque ;
  • des voyages ;
  • ou de certaines maladies chroniques.

Votre médecin peut vérifier votre situation.

Les rappels vaccinaux sont-ils vraiment indispensables ?

Oui.

Un rappel n’est pas une « nouvelle vaccination ».

Il sert à réactiver la mémoire immunitaire afin que l’organisme reste capable de se défendre rapidement contre une infection.

Sans rappel, la protection diminue progressivement.

C’est particulièrement vrai pour :

  • le tétanos ;
  • la diphtérie ;
  • la poliomyélite ;
  • la coqueluche.

Les rappels permettent donc de maintenir un niveau de protection suffisant pendant toute la vie.

Vaccination et personnes âgées : pourquoi est-ce encore plus important ?

Avec l’âge, le système immunitaire devient moins performant.

C’est ce que les médecins appellent l’immunosénescence.

Cette évolution naturelle augmente le risque :

  • d’infections ;
  • d’hospitalisations ;
  • de complications graves ;
  • de perte d’autonomie après une maladie infectieuse.

La vaccination constitue donc un véritable outil de prévention du vieillissement en bonne santé.

Quels vaccins sont particulièrement recommandés après 65 ans ?

Le vaccin contre la grippe

C’est l’un des plus importants.

Chaque hiver, la grippe est responsable de nombreuses hospitalisations chez les seniors.

La vaccination annuelle réduit significativement ce risque.

Le rappel tétanos-diphtérie-poliomyélite

Après 65 ans, le rappel est conseillé tous les dix ans.

Il est souvent réalisé à l’occasion d’une consultation de suivi.

La vaccination contre la Covid-19

Les campagnes de rappel ciblent en priorité les personnes âgées, notamment avant l’hiver.

Le vaccin contre le pneumocoque

Le pneumocoque peut provoquer :

  • des pneumonies ;
  • des infections généralisées ;
  • des méningites.

La vaccination est recommandée chez certaines personnes âgées présentant des facteurs de risque ou des maladies chroniques.

Le vaccin contre le zona

Le zona est lié à la réactivation du virus de la varicelle.

Il devient plus fréquent avec l’âge et peut entraîner des douleurs très importantes pendant plusieurs mois.

La vaccination est aujourd’hui recommandée chez les personnes âgées selon les recommandations en vigueur.

Comment savoir si l’on est à jour de ses vaccins ?

De nombreux adultes ne connaissent plus leur statut vaccinal.

Plusieurs solutions existent :

  • consulter son carnet de vaccination ;
  • utiliser son carnet de santé ou son espace numérique de santé lorsqu’il est renseigné ;
  • demander conseil à son médecin traitant ;
  • consulter un pharmacien ou un centre de vaccination.

Même lorsqu’un carnet est perdu, il est souvent possible de reconstituer son historique avec un professionnel de santé.

Existe-t-il des contre-indications ?

Les véritables contre-indications sont relativement rares.

En revanche, certaines situations nécessitent un avis médical :

  • grossesse pour certains vaccins vivants ;
  • immunodépression ;
  • allergie connue à un composant du vaccin ;
  • maladie aiguë avec forte fièvre.

Votre médecin évaluera toujours le bénéfice et le risque en fonction de votre situation personnelle.

Les idées reçues sur la vaccination ont la vie dure

Beaucoup d’adultes pensent :

  • qu’ils sont « trop vieux » pour être vaccinés ;
  • qu’un vaccin protège forcément toute la vie ;
  • que les rappels sont inutiles ;
  • que les maladies concernées ont disparu ;
  • que les vaccins n’aident pas à « bien vieillir« .

En réalité, certaines infections circulent encore activement, tandis que d’autres peuvent réapparaître si la couverture vaccinale diminue.

Maintenir sa vaccination à jour reste l’un des moyens les plus efficaces de prévenir des maladies parfois graves.

Trouver un professionnel de santé pour faire le point sur ses vaccins

Vous ne savez plus si vos vaccins sont à jour ? Votre médecin traitant, un pharmacien, un centre de vaccination ou certains infirmiers peuvent vérifier votre situation et vous conseiller en fonction de votre âge, de votre état de santé, de votre profession ou de vos projets de voyage.

Grâce à IndexSanté, vous pouvez trouver facilement un établissement de santé près de chez vous afin de réaliser un bilan vaccinal et bénéficier des recommandations les plus adaptées.

Sources

Pollution de l’air, pics d’ozone, particules fines, fumées d’incendies, trafic routier… La qualité de l’air est devenue une préoccupation majeure de santé publique. Si tout le monde est concerné, certaines personnes sont beaucoup plus vulnérables, notamment les enfants et les personnes souffrant d’asthme. Comment limiter les risques ? Quels gestes adopter au quotidien ? Et les masques sont-ils vraiment efficaces ? Voici les réponses des autorités sanitaires.

Pollution de l’air : un enjeu majeur de santé publique

La pollution atmosphérique est responsable de plusieurs dizaines de milliers de décès prématurés chaque année en France. Les principaux polluants sont :

  • les particules fines (PM10 et surtout PM2,5) ;
  • le dioxyde d’azote (NO₂), principalement lié au trafic routier ;
  • l’ozone, particulièrement élevé lors des fortes chaleurs ;
  • certains composés organiques volatils ;
  • les fumées issues des incendies de forêt.

Ces polluants pénètrent dans les voies respiratoires, irritent les bronches et favorisent ou aggravent de nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Les épisodes de pollution sont aujourd’hui plus fréquents, notamment en période estivale, où les fortes chaleurs favorisent la formation d’ozone et où les incendies peuvent dégrader la qualité de l’air sur plusieurs centaines de kilomètres.

Pourquoi les enfants sont-ils particulièrement fragiles face à la pollution ?

Les enfants respirent plus rapidement que les adultes. À poids égal, ils inhalent donc davantage d’air… et davantage de polluants.

Leur système respiratoire est également en plein développement. Les bronches et les alvéoles pulmonaires continuent de se former durant plusieurs années après la naissance.

La pollution peut ainsi :

  • favoriser les infections respiratoires ;
  • augmenter le risque d’asthme ;
  • déclencher des crises chez les enfants déjà asthmatiques ;
  • diminuer temporairement les capacités respiratoires ;
  • irriter les yeux, le nez et la gorge.

Plusieurs études montrent également qu’une exposition répétée durant l’enfance peut avoir des conséquences sur la santé respiratoire à l’âge adulte.

Comment protéger les enfants lors d’un épisode de pollution ?

Il n’est pas nécessaire de les enfermer à la maison, mais quelques précautions permettent de limiter leur exposition.

Évitez les activités physiques intenses aux heures les plus polluées

Lorsque la qualité de l’air est mauvaise, mieux vaut reporter :

  • les entraînements sportifs intensifs ;
  • les longues courses à pied ;
  • les activités physiques proches des grands axes routiers.

En revanche, les activités calmes restent possibles.

Choisissez les bons horaires

Les concentrations de pollution sont souvent plus élevées :

  • aux heures de pointe ;
  • en fin de journée lors des pics d’ozone.

Privilégiez les promenades tôt le matin lorsque cela est possible.

Évitez les grands axes routiers

Même quelques dizaines de mètres peuvent faire une différence importante.

Pour aller à l’école ou au parc, préférez les rues secondaires ou les espaces verts.

Aérez malgré tout votre logement

Contrairement à une idée reçue, il ne faut pas arrêter totalement d’aérer.

L’idéal est d’ouvrir les fenêtres :

  • tôt le matin ;
  • lorsque la circulation est moins dense ;
  • pendant une dizaine de minutes.

Une bonne qualité de l’air intérieur reste essentielle.

Limitez les sources de pollution dans la maison

L’air intérieur est parfois plus pollué que l’air extérieur.

Quelques gestes simples permettent de l’améliorer :

  • ne jamais fumer à l’intérieur ;
  • limiter les bougies parfumées et encens ;
  • éviter les solvants ou produits ménagers très parfumés ;
  • entretenir correctement la ventilation.

Asthme et pollution : un cercle parfois difficile à rompre

Les personnes asthmatiques figurent parmi les plus sensibles aux épisodes de pollution.

Les particules fines et l’ozone irritent les bronches et peuvent provoquer :

  • une gêne respiratoire ;
  • une toux persistante ;
  • des sifflements ;
  • une augmentation des crises d’asthme.

La pollution n’est pas toujours responsable de l’apparition de l’asthme, mais elle peut en aggraver les symptômes.

Chez certains patients, quelques heures d’exposition suffisent à déclencher une crise.

Les bons réflexes lorsque l’on est asthmatique

En période de pollution importante, il est recommandé de :

  • poursuivre son traitement habituel sans interruption ;
  • toujours garder son inhalateur de secours avec soi ;
  • éviter les efforts physiques soutenus à l’extérieur ;
  • privilégier les déplacements en dehors des heures de pointe ;
  • consulter rapidement en cas d’aggravation inhabituelle des symptômes.

Les personnes souffrant d’asthme sévère doivent être particulièrement vigilantes lors des alertes pollution diffusées par les autorités.

Les fumées des incendies : un danger supplémentaire

Les incendies de forêt libèrent d’importantes quantités de particules très fines.

Ces fumées peuvent voyager sur plusieurs centaines de kilomètres et dégrader fortement la qualité de l’air, même loin des flammes.

Les symptômes sont proches de ceux observés lors des pics de pollution :

  • irritation des yeux ;
  • toux ;
  • difficultés respiratoires ;
  • aggravation de l’asthme ;
  • fatigue inhabituelle.

Les recommandations sont alors similaires :

  • rester autant que possible à l’intérieur lorsque les fumées sont denses ;
  • limiter les activités physiques ;
  • maintenir son traitement respiratoire ;
  • suivre les consignes des autorités locales.

Quels masques sont réellement efficaces contre la pollution ?

Beaucoup de personnes portent un masque lors des épisodes de pollution.

Tous ne protègent pourtant pas de la même manière.

Les masques chirurgicaux : une protection très limitée

Les masques chirurgicaux sont conçus pour limiter la diffusion des gouttelettes respiratoires.

Ils filtrent peu les particules fines présentes dans l’air.

Ils ne constituent donc pas une protection efficace contre la pollution atmosphérique.

Les masques FFP2 : les plus efficaces

Les masques FFP2 correctement ajustés offrent une bien meilleure filtration des particules fines.

Ils peuvent réduire significativement l’exposition lorsqu’ils sont :

  • bien positionnés ;
  • parfaitement ajustés au visage ;
  • changés lorsqu’ils deviennent humides ou usés.

Ils sont particulièrement utiles :

  • lors d’importants épisodes de pollution ;
  • en présence de fumées d’incendies ;
  • pour les personnes très fragiles lorsqu’elles doivent sortir.

En revanche, ils ne filtrent pas les gaz comme l’ozone ou certains composés chimiques.

Les masques en tissu

Les masques textiles présentent une efficacité très variable.

Ils ne constituent pas une protection fiable contre les particules fines.

Peut-on éviter totalement la pollution ?

Non.

En revanche, il est possible de réduire significativement son exposition grâce à quelques habitudes simples :

  • consulter les prévisions de qualité de l’air ;
  • éviter les activités sportives lors des pics et des fortes chaleurs ;
  • privilégier les espaces verts ;
  • limiter l’utilisation de la voiture lorsque cela est possible ;
  • aérer son logement aux moments les plus favorables ;
  • utiliser un masque FFP2 uniquement lorsque la situation le justifie.

Quand faut-il consulter ?

Une consultation médicale est recommandée si apparaissent :

  • un essoufflement inhabituel ;
  • une crise d’asthme plus sévère que d’habitude ;
  • une toux persistante plusieurs jours ;
  • des douleurs thoraciques ;
  • une gêne respiratoire importante chez un enfant.

Les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes âgées et les patients atteints de maladies respiratoires chroniques doivent être particulièrement attentifs à ces signes.

Trouver un professionnel de santé près de chez vous

En cas d’asthme, de difficultés respiratoires ou de symptômes liés à la pollution de l’air, il est important de bénéficier d’un suivi médical adapté. Votre médecin traitant, un pneumologue ou un allergologue pourront évaluer votre situation et adapter votre prise en charge si nécessaire.

Si vous recherchez un établissement spécialisé près de chez vous, IndexSanté met à votre disposition un annuaire national permettant de trouver facilement des hôpitaux, cliniques et autres structures de soins partout en France.

Sources