Longtemps transmise de génération en génération, la phytothérapie connaît aujourd’hui un véritable regain d’intérêt. Dans un contexte où de plus en plus de personnes souhaitent prendre soin de leur santé de manière plus naturelle, cette médecine alternative s’impose comme une approche complémentaire, douce et accessible. Mais qu’est-ce que la phytothérapie exactement ? À quoi sert-elle ? À qui s’adresse-t-elle ? Et comment l’intégrer de façon éclairée dans son quotidien ? On vous en dit plus ici !
Qu’est-ce que la phytothérapie ?
La phytothérapie est une médecine naturelle qui utilise les plantes médicinales et leurs principes actifs pour prévenir ou soulager certains troubles. Le terme vient du grec phyton (plante) et therapeia (soin). Elle repose sur l’utilisation de différentes parties des plantes : feuilles, fleurs, racines, écorces ou graines.
Contrairement aux médicaments de synthèse, la phytothérapie agit souvent de manière plus globale et progressive. Elle vise autant le soulagement des symptômes que le rééquilibrage de l’organisme dans son ensemble. C’est d’ailleurs ce qui fait sa force… et sa popularité croissante.
À quoi sert la phytothérapie ?
La phytothérapie est utilisée aussi bien en prévention qu’en accompagnement de troubles du quotidien. Elle peut intervenir dans de nombreux domaines :
- Stress, anxiété, troubles du sommeil (valériane, passiflore, aubépine)
- Digestion difficile, ballonnements, transit (fenouil, menthe poivrée, artichaut)
- Fatigue passagère, baisse d’énergie (ginseng, rhodiole, éleuthérocoque)
- Douleurs articulaires et musculaires (harpagophytum, curcuma)
- Immunité et défenses naturelles (échinacée, thym, sureau)
- Troubles féminins (gattilier, alchémille, sauge)
Elle ne se substitue pas à la médecine conventionnelle, mais peut être une approche complémentaire, notamment pour améliorer le confort de vie ou accompagner certaines périodes clés (changement de saison, stress professionnel, convalescence).
Pour qui est faite la phytothérapie ?
La phytothérapie s’adresse à un public très large, à condition d’être utilisée de manière adaptée.
- Les adultes, pour les petits maux du quotidien ou la prévention santé
- Les seniors, avec des plantes choisies avec précaution et souvent à doses modérées
- Les personnes stressées ou fatiguées, à la recherche d’un soutien naturel
- Les adeptes d’une approche plus globale de la santé, attentive au corps et à l’équilibre de vie
En revanche, certaines précautions sont indispensables pour :
- les femmes enceintes ou allaitantes,
- les enfants,
- les personnes suivant un traitement médical (risque d’interactions).
Dans tous les cas, l’avis d’un professionnel de santé ou d’un spécialiste en phytothérapie est recommandé.
Où trouver des produits de phytothérapie ?
Les produits de phytothérapie sont aujourd’hui largement accessibles, mais la qualité reste un critère essentiel. On peut en trouver :
- En pharmacie et parapharmacie
- En herboristerie spécialisée
- En magasins bio
- Sur des sites spécialisés, proposant des plantes sélectionnées, traçables et respectueuses des normes de fabrication
- Enfin certains professionnels se sont spécialisés dans la création de programmes pour les seniors, comme Pureo France.
Certaines plateformes mettent en avant une approche responsable, privilégiant l’origine des plantes, leur mode de culture et leur transformation. À ce titre, il est possible de découvrir des solutions naturelles à base de plantes rigoureusement sélectionnées sur des sites comme Pureo, qui valorisent le savoir-faire et la qualité des ingrédients.
Quelles formes prend la phytothérapie ?
La phytothérapie se décline sous plusieurs formes, selon les besoins et les habitudes de chacun :
- Tisanes et infusions : la forme la plus traditionnelle
- Gélules ou comprimés : pratiques et faciles à doser
- Extraits fluides ou teintures mères : concentration élevée en principes actifs
- Poudres de plantes : souvent utilisées en cure
- Huiles végétales macérées : usage externe ou interne selon les plantes
Chaque forme a ses avantages, et le choix dépend à la fois du trouble à traiter, du rythme de vie et de la sensibilité de la personne.
Quelles sont les plantes les plus utilisées en phytothérapie ?
En phytothérapie, les plantes sont rarement utilisées de manière isolée. Elles sont le plus souvent associées au sein de programmes ciblés, pensés pour agir sur un besoin précis de l’organisme : circulation, digestion, stress, fatigue ou confort articulaire. C’est notamment l’approche développée dans certains programmes Pureo, qui combinent plantes médicinales, vitamines et oligo-éléments, voire un puissant anti-inflammatoire, dans une logique de synergie.
Phytothérapie et circulation sanguine
Les troubles circulatoires (jambes lourdes, inconfort veineux, sensations de gonflement) figurent parmi les motifs les plus fréquents de recours à la phytothérapie.
Dans le programme Circulatoire (Vital+ / Veinotone), on retrouve plusieurs plantes emblématiques :
- Vigne rouge, traditionnellement utilisée pour améliorer la circulation veineuse,
- Hamamélis, reconnue pour son action sur les parois des vaisseaux,
- Petit houx, qui favorise le retour veineux et aide à réduire les sensations de jambes lourdes,
- Myrtille, riche en antioxydants, contribuant à la protection du système circulatoire.
Ces associations sont caractéristiques de l’approche phytothérapeutique : agir à la fois sur les symptômes et sur le terrain.
Soutenir la digestion et l’élimination
La phytothérapie est également très utilisée pour accompagner les fonctions digestives et hépatiques.
Le programme Détox (Regul+ / Detoxel) s’appuie notamment sur :
- Pissenlit, plante dépurative connue pour son action sur le foie et la digestion,
- Chardon-Marie, reconnu pour protéger les cellules hépatiques,
- Aubier de tilleul, traditionnellement utilisé pour stimuler les émonctoires (foie, reins, intestins),
- Piloselle, appréciée pour son action drainante et son rôle dans l’élimination de l’eau.
Ces plantes sont souvent intégrées dans des cures saisonnières ou lors de périodes de surcharge alimentaire.
Stress, sommeil et équilibre émotionnel
Face au stress chronique et aux troubles du sommeil, la phytothérapie propose des solutions douces et progressives.
Le programme Sérénité (Vital+ / Serena) associe des plantes reconnues pour leurs effets apaisants :
- Passiflore, qui contribue à réduire la tension nerveuse,
- Valériane, utilisée pour favoriser l’endormissement sans accoutumance,
- Mélisse, connue pour ses propriétés calmantes et digestives,
- Eschscholzia, souvent utilisée pour améliorer la qualité du sommeil et limiter les réveils nocturnes.
Ces plantes agissent en douceur sur le système nerveux, dans une approche complémentaire aux règles d’hygiène de vie.
Fatigue, mémoire et vitalité
La phytothérapie est également mobilisée pour soutenir l’organisme en cas de fatigue physique ou mentale.
Dans le programme Fatigue et Mémoire (Vital+ / Memofat), on retrouve :
- Ginseng, plante adaptogène réputée pour ses effets tonifiants,
- Acérola, naturellement riche en vitamine C,
- Spiruline, utilisée pour soutenir l’énergie et l’immunité,
- Gelée royale, traditionnellement employée pour renforcer l’organisme.
Ces plantes sont particulièrement appréciées lors des changements de saison ou en période de surmenage.
Confort articulaire et inflammations
Enfin, certaines plantes sont largement utilisées pour soulager les douleurs articulaires et musculaires.
Le programme Confort Articulaire (Vital+ / Art Confort – Ostéo Souple) met en avant :
- Curcuma, reconnu pour ses propriétés anti-inflammatoires naturelles,
- Harpagophytum, souvent utilisé en cas d’arthrose ou de douleurs articulaires,
- Boswellia, apprécié pour son action sur les raideurs et inflammations,
- Prêle, plante reminéralisante, utile pour le soutien des os et des articulations.
Une approche structurée de la phytothérapie
Ces différents programmes Pureo illustrent bien la manière dont la phytothérapie moderne s’organise aujourd’hui :
– une sélection rigoureuse de plantes médicinales,
– des associations cohérentes selon les besoins,
– une vision globale du bien-être, dans le respect des équilibres naturels de l’organisme
Une médecine douce, mais pas anodine
Naturelle ne signifie pas sans risque. La phytothérapie nécessite une utilisation raisonnée, respectant les dosages, les durées de cure et les contre-indications. Certaines plantes peuvent interagir avec des médicaments ou être déconseillées dans des situations particulières.
C’est pourquoi il est essentiel de :
- s’informer auprès de sources fiables,
- demander conseil à un professionnel,
- privilégier des produits de qualité et bien identifiés.
La phytothérapie aujourd’hui : entre tradition et modernité
À la croisée des savoirs ancestraux et de la recherche moderne, la phytothérapie s’inscrit pleinement dans les attentes actuelles en matière de santé naturelle. Elle répond à un besoin croissant de solutions plus douces, plus respectueuses du corps et de l’environnement.
Utilisée avec discernement, elle peut devenir une alliée précieuse pour prendre soin de soi au quotidien, en complément d’une hygiène de vie équilibrée et d’un suivi médical adapté.
En résumé, la phytothérapie est une médecine alternative accessible, riche et polyvalente, qui s’adresse à celles et ceux souhaitant renouer avec les bienfaits des plantes. Bien informée et bien encadrée, elle offre une autre manière d’aborder la santé, plus naturelle et plus globale.
Sources
- Organisation mondiale de la santé (OMS) – Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle
- Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) – Plantes médicinales et médicaments à base de plantes
- Inserm – Dossiers sur les médecines complémentaires
- Ministère de la Santé – Médecines complémentaires (ou non conventionnelles)
Agence européenne des médicaments – Monographies des plantes
Chaque début d’année, le Dry January s’impose progressivement dans le paysage français comme un rendez-vous de santé publique. Le principe est simple : faire une pause totale d’alcool pendant tout le mois de janvier. Derrière ce défi collectif, largement relayé par les médias, les professionnels de santé et les réseaux sociaux, se cache une démarche bien plus profonde qu’un simple « détox » post-fêtes. Le Dry January interroge notre rapport à l’alcool, ses effets sur la santé, mais aussi nos habitudes sociales et culturelles.
Dry January : d’où vient le mouvement ?
Le Dry January est né au Royaume-Uni en 2013, à l’initiative de l’organisation Alcohol Change UK. L’objectif initial était double : sensibiliser aux risques liés à l’alcool et proposer une expérience collective accessible à tous, sans jugement ni moralisation.
Le concept s’est rapidement exporté dans de nombreux pays européens, dont la France, où il rencontre un écho croissant. Sans être une campagne officielle portée par l’État français, le Dry January est aujourd’hui soutenu par de nombreux acteurs de santé, associations, collectivités et professionnels médicaux.
L’alcool en France : une question de santé publique
La France reste l’un des pays d’Europe où la consommation d’alcool est culturellement ancrée. Vin à table, apéritifs, événements festifs : l’alcool occupe une place importante dans la vie sociale. Pourtant, les données sanitaires sont sans appel : l’alcool est responsable de nombreuses pathologies chroniques, de cancers, de maladies cardiovasculaires, de troubles hépatiques et de problèmes de santé mentale.
Au-delà des consommations excessives, la consommation régulière, même modérée, comporte des risques. C’est précisément ce que le Dry January permet de questionner : non pas seulement l’abus, mais l’automatisme.
Pourquoi participer au Dry January ?
Un bénéfice direct pour la santé physique
Dès les premières semaines sans alcool, de nombreux participants constatent des effets positifs mesurables :
- amélioration de la qualité du sommeil,
- baisse de la fatigue chronique,
- meilleure digestion,
- diminution de la pression artérielle,
- perte de poids chez certaines personnes,
- amélioration des fonctions hépatiques.
Sur le plan biologique, le foie — organe central de la détoxification — bénéficie immédiatement de cette pause, lui permettant de se régénérer partiellement.
Un impact positif sur la santé mentale
L’alcool est souvent perçu comme un relaxant, mais il agit en réalité comme un perturbateur de l’humeur. Une période sans alcool peut favoriser :
- une meilleure stabilité émotionnelle,
- une diminution de l’anxiété,
- une clarté mentale accrue,
- un regain d’énergie et de motivation.
De nombreux participants évoquent également un sentiment de contrôle retrouvé, renforçant l’estime de soi.
Un défi collectif plus qu’un simple mois sans alcool
L’une des forces du Dry January réside dans sa dimension collective. Sur les réseaux sociaux, dans les entreprises ou les cercles amicaux, le défi devient un sujet d’échange, parfois même un jeu. Cette dynamique réduit le sentiment d’isolement et aide à tenir sur la durée.
Contrairement à une idée reçue, le Dry January n’a pas vocation à imposer une abstinence définitive. Il s’agit plutôt d’une expérience temporaire, permettant de faire un pas de côté, d’observer ses habitudes et de décider ensuite, en conscience, de la place que l’on souhaite accorder à l’alcool.
Dry January et évolution des modes de consommation
L’essor du sans alcool
Le succès du Dry January accompagne une transformation plus large du marché des boissons. Mocktails, bières sans alcool, vins désalcoolisés : l’offre s’est considérablement diversifiée et améliorée ces dernières années.
Cette évolution permet de maintenir la convivialité, sans pression sociale, et participe à la déstigmatisation du choix de ne pas boire d’alcool.
Vers une consommation plus consciente
De nombreux participants prolongent les bénéfices du Dry January au-delà du mois de janvier. Certains réduisent durablement leur consommation, d’autres réservent l’alcool à des occasions choisies. Le défi agit ainsi comme un levier de prévention douce, sans culpabilisation.
Les limites et critiques du Dry January
Le Dry January n’échappe pas aux débats. Certains professionnels soulignent qu’un mois sans alcool ne suffit pas à corriger des consommations problématiques sévères. D’autres pointent le risque de compensation les mois suivants.
Néanmoins, la majorité des experts s’accorde sur un point : le Dry January est une porte d’entrée. Il facilite le dialogue autour de l’alcool, encourage l’auto-évaluation et peut inciter certaines personnes à consulter ou à demander de l’aide si nécessaire, notamment les jeunes souffrant de cette addiction.
Quand et pourquoi se faire accompagner ?
Pour certaines personnes, arrêter l’alcool, même temporairement, peut être difficile, voire risqué en cas de dépendance. Dans ces situations, un accompagnement médical ou médico-social est essentiel.
Médecins généralistes, addictologues, centres spécialisés, structures de soins ou associations jouent un rôle clé dans la prévention, le dépistage et la prise en charge des troubles liés à l’alcool. Disposer d’informations claires et accessibles sur ces structures permet de ne pas rester seul face à ses difficultés.
Dry January : un révélateur de société
Au-delà de la santé individuelle, le Dry January interroge notre rapport collectif à l’alcool, à la fête, à la performance sociale et au bien-être. Il reflète une évolution des mentalités, notamment chez les jeunes générations, plus sensibles aux enjeux de santé globale et de prévention.
Faire une pause, même courte, permet souvent de prendre conscience de comportements ancrés, parfois invisibles au quotidien. En ce sens, le Dry January agit comme un temps de réflexion, autant que comme un défi personnel.
Conclusion : un mois pour reprendre la main
Le Dry January ne se résume pas à un simple mois sans alcool. Il constitue une expérience de santé publique, accessible, non culpabilisante et potentiellement transformatrice. Que l’on choisisse de reprendre une consommation occasionnelle, de réduire durablement ou d’arrêter complètement, l’essentiel reste le même : reprendre la main sur ses choix.
Dans un contexte où la prévention et la santé mentale prennent une place croissante dans le débat public, le Dry January s’impose comme un outil moderne, adapté aux réalités sociales actuelles, et surtout centré sur l’autonomie des individus.
Sources
- Historia
- Santé publique France – Données sur la consommation d’alcool et ses impacts sanitaires
- Inserm – Alcool et santé : risques et effets biologiques
- Europe 1
- Organisation mondiale de la santé (OMS) – Alcool et maladies non transmissibles
- Ministère de la Santé – Prévention des conduites addictives
En France, le handicap n’est pas une abstraction statistique mais une réalité vécue par des millions de personnes. Le handicap physique, qui touche la mobilité et l’autonomie des individus, est au cœur des politiques sociales et sanitaires. Récemment, une réforme attendue depuis des années a été mise en place : le remboursement intégral des fauteuils roulants, accompagné d’un parcours simplifié pour les usagers. Cette mesure, entrée en vigueur au 1ᵉʳ décembre 2025, marque une étape significative dans l’accessibilité et la compensation du handicap moteur. On vous en dit plus.
La situation du handicap physique en France : chiffres et réalités
La place du handicap dans la population française
En France, environ 12 millions de personnes sont en situation de handicap, soit près de 18 % de la population totale. Cette estimation inclut tous types de handicap (physique, sensoriel, psychique, cognitif) mais une part importante concerne les limitations motrices liées à une déficience physique.
Selon le rapport Le handicap en chiffres – édition 2024 de la DREES, 14,5 millions de Français déclarent avoir une limitation fonctionnelle sévère et 5,4 millions rapportent d’importantes restrictions dans leurs activités quotidiennes. Cela inclut une large part de personnes vivant avec une perte d’autonomie physique significative.
Les limitations motrices sévères concernent environ 6,4 % de la population adulte, soulignant l’ampleur des défis quotidiens en matière de mobilité et d’accessibilité.
Utilisation des aides techniques : fauteuils roulants
Parmi ces limitations, l’utilisation de fauteuils roulants est une aide technique clé pour garantir la mobilité. Des données épidémiologiques montrent que la prévalence de l’usage du fauteuil roulant en France est de 62 par 10 000 habitants, l’âge moyen des utilisateurs étant de 70 ans, avec une proportion supérieure chez les femmes.
Cependant, au-delà des chiffres, la réalité quotidienne reste lourde : ces aides techniques conditionnent l’autonomie, l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux soins et à la vie sociale.
Handicap physique : obstacles et discriminations persistants
Accessibilité et insertion socio-professionnelle
Malgré des cadres juridiques ambitieux, les personnes vivant avec un handicap physique rencontrent encore de nombreuses barrières.
Le taux de chômage est significativement plus élevé chez les personnes en situation de handicap que dans la population générale. Par exemple, 12 % des personnes reconnues handicapées étaient au chômage en 2023, soit 1,7 fois plus que la moyenne nationale.
Les obstacles à l’emploi sont multiples : difficultés d’adaptation des postes, discriminations persistantes, insuffisance des aménagements raisonnables, manque de sensibilisation des employeurs et inadéquation entre qualifications et offres d’emploi.
Sur le plan de l’accessibilité, bien que la loi du 11 février 2005 ait institué des droits fondamentaux à l’égalité des chances, l’application reste incomplète. L’accessibilité des transports, des bâtiments publics et des services reste encore largement insuffisante dans de nombreuses régions.
Discriminations dans la vie quotidienne
Les personnes en situation de handicap physique sont aussi plus fréquemment victimes de discriminations, qu’elles concernent l’emploi, l’éducation ou les interactions sociales. En particulier, 26 % des handicapés moteurs déclarent avoir été confrontés à des refus de droits ou à des discriminations dans leur vie.
Cette stigmatisation contribue à l’exclusion sociale, à l’isolement et à des obstacles persistants qui dépassent largement les simples aspects techniques de compensation.
Une réforme historique du remboursement des fauteuils roulants
Ce qui change : prise en charge intégrale et parcours simplifié
Le 1ᵉʳ décembre 2025 marque une étape décisive dans la politique d’autonomie des personnes en situation de handicap : tous les fauteuils roulants, qu’ils soient manuels, électriques, modulaires, spécifiques ou de sport, sont désormais intégralement remboursés par l’Assurance maladie, sans reste à charge pour l’usager.
Cette réforme met fin à des démarches longues et complexes, qui pouvaient prendre jusqu’à 18 mois et nécessiter de multiples démarches administratives (mutuelle, MDPH, fonds divers, etc.).
Avec ce nouveau dispositif :
- Un guichet unique est institué : la Sécurité sociale devient le financeur unique.
- Les démarches sont simplifiées : une seule demande suffit pour l’ensemble du financement.
- Des délais sont encadrés : par exemple, 15 jours maximum pour les fauteuils courants et deux mois pour les besoins spécifiques.
- La qualité des fauteuils est garantie par des normes européennes strictes.
- Les fauteuils de sport bénéficient d’une prise en charge renforcée, soutenant ainsi l’inclusion des personnes handicapées dans le champ du sport.
Cette réforme concrétise un engagement présidentiel issu de la Conférence nationale du handicap de 2023 et s’inscrit dans la logique du dispositif « 100 % santé », qui vise à garantir l’accès intégral et sans reste à charge à des équipements essentiels.
Un impact attendu sur l’autonomie et la participation sociale
Ce changement va bien au-delà d’un simple avantage financier :
- Il garantit la mobilité, considérée comme un droit fondamental.
- Il réduit le renoncement aux aides techniques pour raisons financières.
- Il facilite l’accès à l’emploi, à l’éducation et à l’intégration sociale des personnes handicapées.
- Il valorise l’autonomie individuelle, facteur essentiel de dignité et de bien-être.
Une fois le fauteuil roulant prescrit et financé, encore faut-il être accompagné dans son usage, sa rééducation et son adaptation au quotidien. Les établissements de soins spécialisés jouent ici un rôle essentiel, notamment les centres de rééducation fonctionnelle, les services de soins de suite et de réadaptation (SSR) ou encore certains établissements médico-sociaux.
Des plateformes comme IndexSanté permettent d’identifier facilement, selon son lieu de résidence, les établissements de santé et structures d’accompagnement adaptés au handicap physique, facilitant ainsi l’orientation des patients et de leurs proches dans un parcours souvent complexe. Paris, Marseille, Nice, Lyon, Rennes, Strasbourg, Bordeaux, Nantes… partout en France, trouvez l’établissement qui vous convient.
Défis et perspectives : vers une inclusion réelle
Au-delà des aides techniques
Même si la réforme des fauteuils roulants est un progrès majeur, elle doit s’inscrire dans une stratégie plus large pour l’inclusion des personnes en situation de handicap physique :
- Amélioration de l’accessibilité universelle des espaces publics et privés.
- Accompagnement à l’emploi plus ciblé, avec des formations et des aménagements adaptés.
- Lutte contre les discriminations et sensibilisation sociétale.
- Renforcement des services de soutien, notamment pour les aidants familiaux.
- Une société plus inclusive et équitable
L’enjeu ultime n’est pas seulement de réparer ou compenser une déficience, mais d’instaurer une société où chaque individu, quelle que soit sa capacité physique, puisse participer pleinement à la vie sociale, culturelle, économique et politique.
La réforme du remboursement des fauteuils roulants est un pas concret dans cette direction, mais le chemin vers une inclusion réelle reste encore long. Cela nécessite la mobilisation de l’État, des acteurs associatifs, des professionnels de santé, des employeurs et, bien sûr, de la société civile.
Sources
Fauteuils roulants : remboursement intégral et parcours simplifié pour plus d’un million d’usagers, handicap.gouv.fr. Handicap.gouv.fr
Le handicap en chiffres – édition 2024, DREES.
Handicap en France, Wikipedia.
Panorama sur les statistiques du handicap en France, Accessiway.
Demographics of wheelchair users in France, Medical Journals. ResearchGate
La difficile insertion des personnes handicapées, inegalites.fr.
Étude Ifop – égalité des chances des personnes handicapées, Agefiph.fr.
Discriminations liées au handicap, INSEE.
À partir du 5 janvier 2026, une grève nationale des médecins libéraux débute en France pour une durée prévue de dix jours, jusqu’au 15 janvier. Ce mouvement social, massif et coordonné, réunit généralistes, spécialistes et praticiens de ville contre plusieurs mesures contenues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026 et des réformes jugées contraires aux conditions d’exercice et à l’accès aux soins.
Pourquoi cette grève des médecins ? Leurs revendications
La grève a été appelée par une intersyndicale large, regroupant des organisations majeures telles que MG France, CSMF, SML, FMF, UFML-S et plusieurs collectifs de jeunes médecins, ce qui illustre l’ampleur du mouvement et le sentiment d’unité dans la profession.
Les praticiens dénoncent principalement :
- La remise en cause de la liberté d’exercice : certaines dispositions donnent un pouvoir étendu aux autorités publiques pour décider, sans accord préalable, des tarifs de certains actes, ce qui serait contraire à la tradition de négociation conventionnelle avec l’Assurance maladie.
- L’insuffisance des financements face aux besoins croissants du système de santé, selon les syndicats.
- L’augmentation de la pression administrative et du contrôle sur les prescriptions, les arrêts de travail et les pratiques médicales quotidiennes, perçue comme un manque de confiance injustifiée.
- Des mesures perçues comme une menace pour l’autonomie professionnelle et la capacité à pratiquer la médecine de proximité.
Selon plusieurs sources, ce contexte de mécontentement préexistait à l’entrée en vigueur du budget 2026, avec des tensions alimentées par des propositions liées à la régulation des installations des médecins et à d’autres réformes antérieures.
Un mouvement d’ampleur inédite
La grève est considérée comme “excessivement suivie” par plusieurs syndicats, qui estiment qu’environ 85 % des médecins libéraux auront rejoint le mouvement.
Les cabinets médicaux, en particulier ceux des généralistes et des spécialistes libéraux, ferment progressivement leurs portes depuis le 5 janvier, rendant l’accès aux consultations non urgentes plus difficile dans de nombreuses régions.
Un important rassemblement est également prévu à Paris le 10 janvier, avec l’objectif de renforcer la visibilité du mouvement et de faire pression sur les pouvoirs publics.
La réponse du gouvernement et les mesures d’accompagnement
Face à cette mobilisation, le gouvernement n’exclut pas le recours aux “réquisitions”, une procédure rare permettant d’ordonner à certains médecins de continuer à exercer pour garantir la continuité des soins essentiels.
Le rôle des Agences régionales de santé (ARS) est également souligné : elles peuvent coordonner des dispositifs pour maintenir l’accès aux soins, notamment via la permanence des soins ambulatoires (PDSA), un système qui organise la continuité des soins hors des heures d’ouverture des cabinets traditionnels.
Par ailleurs, le ministère de la Santé affirme travailler à rouvrir le dialogue avec les organisations professionnelles pour tenter d’apaiser la crise, tout en assurant l’organisation de services d’urgence et de soins hospitaliers pour les patients les plus vulnérables.
Impacts concrets pour les patients
Consultations et soins non urgents
La fermeture de nombreux cabinets entraîne une baisse des rendez-vous disponibles, en particulier pour des consultations programmées. Les patients sont invités à contacter directement leur médecin pour vérifier la disponibilité avant de se déplacer.
Les consultations urgentes doivent être orientées vers le 15 (SAMU) ou, si nécessaire, vers les services d’urgence hospitaliers.
Renouvellement d’ordonnances
Pour les personnes ayant besoin de renouveler un traitement courant, il est recommandé de prévenir à l’avance leur médecin traitant ou leur pharmacien, qui peut parfois conseiller des solutions temporaires.
Alternatives et soins de proximité
En cas d’indisponibilité du médecin traitant et si l’état le permet, les patients peuvent recourir à la Permanence des soins ambulatoires (116 117) pour les consultations en soirée ou le week-end.
Contexte plus large : pénurie de médecins et désertification médicale
Le mouvement s’inscrit dans un contexte plus large de défis structurels dans le système de santé français. Depuis plusieurs années, la France fait face à des pénuries de médecins dans certaines zones, notamment dans les « déserts médicaux », ce qui a déjà été pointé dans des mobilisations précédentes.
Plusieurs initiatives émergent pour tenter d’y remédier, par exemple des associations comme Médecins Solidaires, qui organisent des services pour améliorer l’accès aux soins dans les zones rurales.
Quelles perspectives après le 15 janvier ?
La fin prévue de la grève le 15 janvier 2026 ne garantit pas l’arrêt des tensions entre médecins libéraux et autorités publiques. Les syndicats ont déjà évoqué la possibilité de nouvelles actions si les négociations n’aboutissent pas à des solutions satisfaisantes.
Le débat autour du budget de la Sécurité sociale et de l’organisation du système de santé français devrait rester au centre des discussions politiques, médicales et sociales dans les semaines à venir.
En résumé, depuis le 5 janvier 2026, les médecins libéraux sont engagés dans une grève nationale de dix jours pour dénoncer les mesures du budget de la Sécurité sociale 2026, jugées pénalisantes pour l’exercice médical et l’accès aux soins. Très suivie, cette mobilisation entraîne la fermeture de nombreux cabinets, des reports de consultations et des difficultés temporaires pour les patients, notamment pour les soins non urgents.
Les autorités sanitaires rappellent les dispositifs de continuité des soins (15, 116 117, urgences) et appellent au dialogue. Ce mouvement met en lumière les tensions structurelles du système de santé français, entre contraintes budgétaires, pénurie de médecins et attentes croissantes de la population.
Sources
En France, près d’un tiers de la population accompagne au quotidien un proche fragilisé par l’âge, la maladie ou le handicap. Ces aidants — souvent discrets, parfois épuisés — jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’autonomie des personnes dépendantes. Pourtant, leur mission reste encore peu reconnue et les solutions d’aide sont parfois mal connues.
Alors, qui sont ces aidants ? Que font-ils ? Et surtout, comment peuvent-ils être aidés à leur tour ?
Qui sont les aidants ?
On appelle aidant toute personne non professionnelle — conjoint, enfant, voisin, ami — qui soutient régulièrement un proche en perte d’autonomie.
Contrairement aux idées reçues, les aidants ne sont pas uniquement des seniors :
- plus de 20 % ont moins de 40 ans,
- près d’un aidant sur deux travaille,
- une majorité sont des femmes, mais la part des hommes progresse chaque année.
Leur mission peut être ponctuelle ou quotidienne, mais elle est souvent indispensable : courses, toilette, déplacements, gestion administrative, prises de médicaments, soutien moral…
Un engagement émotionnellement fort, parfois vécu comme naturel, mais qui peut rapidement devenir éprouvant sans soutien approprié.
Être aidant : un rôle essentiel mais exigeant
Aider un proche est un geste d’amour et de solidarité. Pourtant, ce rôle s’accompagne de contraintes lourdes :
- Fatigue physique et psychique,
- Charge mentale élevée,
- Difficulté à concilier vie professionnelle et familiale,
- Isolement social,
- Manque de répit.
Près de 50 % des aidants déclarent que cette responsabilité impacte leur santé. Beaucoup ignorent les dispositifs existants et s’épuisent en silence. C’est pourquoi l’enjeu national est désormais clair : mieux informer, mieux accompagner, mieux soutenir.
Comment les aidants peuvent-ils être aidés ?
- L’allocation journalière du proche aidant (AJPA)
Elle permet de prendre quelques jours de congé rémunéré pour accompagner un proche lorsque la situation devient trop lourde ou qu’un événement nécessite une présence renforcée.
- Les plateformes de répit
Présentes dans de nombreux départements, elles offrent :
- information et conseils,
- groupes de parole,
- soutien psychologique,
- activités de répit pour l’aidé comme pour l’aidant.
Elles sont essentielles pour souffler, trouver de l’aide et rencontrer d’autres aidants.
- Les services d’aide à domicile et SSIAD
Aides à domicile, auxiliaires de vie, SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile)… Ces professionnels interviennent directement au domicile pour alléger la charge quotidienne.
Ils peuvent prendre en charge les soins, l’hygiène, l’accompagnement ou encore les tâches ménagères.
- Les accueils de jour et hébergements temporaires
Ces dispositifs permettent de sécuriser l’aidé, d’offrir des activités adaptées, et surtout de donner du répit à l’aidant quelques heures ou quelques jours.
- Les associations spécialisées
France Alzheimer, APF France Handicap, Unafam…
Ces structures offrent un accompagnement ciblé selon la maladie ou la situation du proche, avec des formations, des cafés des aidants ou des soutiens psychologiques.
Quel lien avec les EHPAD, USLD et autres établissements ?
Aider un proche à domicile est une solution précieuse mais pas toujours durable.
Lorsqu’une dépendance devient trop lourde ou met en danger l’aidant comme l’aidé, les établissements médico-sociaux jouent un rôle essentiel.
Les EHPAD
Ils accueillent les personnes âgées en perte d’autonomie et assurent :
- un accompagnement 24h/24,
- des soins médicaux,
- une vie sociale encadrée,
- des activités adaptées.
Pour l’aidant, confier son proche à un EHPAD peut être vécu comme un choix difficile. Pourtant, c’est souvent la solution la plus sécurisante et la plus bienveillante lorsque le maintien à domicile n’est plus possible.
Pour trouver l’EHPAD le plus proche de chez vous, c’est ici.
Les USLD
Les Unités de Soins de Longue Durée accueillent des personnes nécessitant une surveillance médicale constante.
Elles offrent un cadre hospitalier et un suivi gériatrique renforcé, essentiel dans les situations les plus complexes.
Les résidences autonomie et résidences seniors
Elles représentent une alternative plus souple, adaptée aux personnes encore autonomes mais souhaitant un environnement sécurisé.
Trouvez l’USLD le plus proche de chez vous ici.
Un enjeu de société majeur
Les aidants sont la première ligne invisible du soutien aux personnes fragiles. Sans eux, l’ensemble du système médico-social serait mis en tension.
Mieux les accompagner, c’est non seulement reconnaître leur rôle, mais aussi préserver leur santé, leur vie sociale et leur équilibre familial.
Informer, soutenir, proposer des solutions de répit ou d’orientation vers les bons établissements : voilà l’enjeu central des années à venir pour une société réellement solidaire et inclusive.
Sources :
Sources institutionnelles et officielles
- Ministère des Solidarités et de la Santé – Aide aux aidants
Informations générales sur la définition d’un aidant, les droits, les dispositifs de répit. - Service-Public.fr – Aidants familiaux : droits et dispositifs
Données actualisées sur l’AJPA, congés pour proches aidants, aides financières et dispositifs de soutien. - Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA)
Ressources sur les plateformes de répit, SSIAD, accueils de jour, solutions d’hébergement temporaires et structures médico-sociales. - France Alzheimer / Unafam / APF France Handicap
Informations sur les programmes d’aide, groupes de parole, soutien psychologique et accompagnement des aidants selon les pathologies. - HAS / Ministère de la Santé – Fiches EHPAD et USLD
Définition, missions et publics concernés par les EHPAD, USLD et autres établissements médico-sociaux.
Sources statistiques / études
- Baromètre des Aidants – Fondation April (2023 & 2024)
Données sur le profil des aidants, leur âge, leur charge mentale, leur impact professionnel et leur état de santé.
Enquête Statistique DREES – Les aidants en France
Prévention : à l’approche de l’hiver 2025–2026, Santé publique France relance une campagne nationale rappelant l’importance de gestes simples mais essentiels comme le port du masque, le lavage des mains et l’aération régulière des espaces clos. Face à la circulation attendue des virus saisonniers (grippe, bronchiolite, Covid-19, gastro-entérites), l’objectif reste le même : réduire les contaminations, protéger les personnes fragiles et éviter la saturation des services de santé.
Prévention, pourquoi ? Un contexte épidémiologique qui appelle à la vigilance
Comme chaque année, l’hiver marque la recrudescence des infections respiratoires et gastro-intestinales. L’expérience acquise depuis la pandémie montre qu’un petit nombre d’habitudes peut freiner de façon significative la transmission de ces virus.
En 2025, le message de Santé publique France insiste sur un point majeur : les gestes barrières ne sont pas réservés aux périodes de crise sanitaire, mais constituent une arme durable, simple et collective pour préserver sa santé et celle de son entourage.
La campagne rappelle notamment que les virus respiratoires se transmettent très facilement dans les espaces fermés, mal ventilés, ou lors de moments du quotidien où les personnes sont proches les unes des autres (transports, bureaux, écoles, réunions de famille, etc.).
Prévention, le port du masque : un réflexe à réadopter dans certaines situations
Le masque chirurgical ou FFP2 reste l’un des moyens les plus efficaces pour réduire la transmission aérienne des virus. La campagne recommande de porter le masque dans les transports en commun en cas de forte affluence, en présence de symptômes, dans les lieux très fréquentés ou lorsqu’on rend visite à des personnes vulnérables (personnes âgées, immunodéprimées, femmes enceintes, patients en ALD…).
Il ne s’agit pas d’un retour à une obligation généralisée, mais d’un appel au bon sens : chacun peut choisir d’utiliser le masque dans les moments où la protection est la plus utile.
Lavage des mains : le geste fondamental trop souvent négligé
Selon Santé publique France, le lavage des mains reste le geste le plus efficace contre de nombreux virus, notamment ceux à l’origine des gastro-entérites ou du rhume. Pourtant, il est encore insuffisamment pratiqué dans la population.
La campagne rappelle les moments clés où se laver les mains fait réellement la différence :
- en rentrant à la maison,
- avant les repas,
- après un passage aux toilettes,
- après s’être mouché,
- après avoir pris les transports.
L’utilisation d’eau et de savon pendant au moins 30 secondes est privilégiée, mais le gel hydroalcoolique reste une alternative efficace en déplacement.
Aérer : un geste simple, écologique et redoutablement efficace
Aérer les pièces pendant au moins 10 minutes trois fois par jour permet de renouveler l’air intérieur et de réduire la concentration de virus en suspension. Dans des lieux fortement fréquentés (open spaces, salles de classe, salles d’attente), cette pratique a un impact direct sur la diminution des risques de contamination.
L’hiver n’empêche pas d’aérer : quelques minutes suffisent pour assainir l’air sans refroidir durablement les pièces.
Une campagne pédagogique de prévention pour faciliter l’adoption des bons réflexes
Santé publique France mise sur des messages clairs, des illustrations simples et des repères pratiques, accessibles à tous. L’objectif est de replacer ces gestes au cœur des habitudes quotidiennes, sans dramatisation, mais en soulignant leur efficacité éprouvée.
La campagne rappelle également que se protéger soi-même, c’est protéger les autres. Chaque geste appliqué individuellement contribue à réduire le risque collectif.
Un enjeu collectif pour l’hiver 2025–2026
Dans un contexte où plusieurs virus circulent simultanément, le respect des gestes barrières permet de :
- diminuer les infections saisonnières,
- préserver les capacités du système de santé,
- réduire l’absentéisme scolaire et professionnel,
- protéger les publics fragiles.
Adopter ces gestes au quotidien constitue une forme de prévention active, accessible immédiatement, sans coût majeur et compatible avec notre vie sociale… et si vous preniez de bonnes résolutions pour la nouvelle année ?
Sources
Santé publique France, communiqué officiel : « Port du masque, lavage des mains et aération des pièces : cet hiver retrouvons le réflexe des gestes barrières » (2025).
La ménopause, ce moment naturel de la vie d’une femme, mais souvent marqué par des bouleversements physiques, hormonaux, psychiques, bénéficie aujourd’hui d’un regain d’attention institutionnelle en France. Face à la montée des besoins de prise en charge spécialisée, le CHU de Bordeaux inaugure un centre d’expertise de la ménopause. Cette ouverture, en novembre 2025, s’inscrit dans un contexte national de reconnaissance croissante de la ménopause comme enjeu de santé publique. Et ailleurs en France, plusieurs établissements mettent en place des offres similaires, témoignant d’un début de maillage territorial attendu depuis longtemps. On vous en dit plus.
Le CHU de Bordeaux : un centre d’expertise inauguré en 2025
Pourquoi un centre de ménopause ?
Le passage à la ménopause s’accompagne fréquemment de symptômes dits « climatériques » : bouffées de chaleur, sudations nocturnes, sueurs, troubles du sommeil, variation de l’humeur, sécheresse vulvo-vaginale, modifications métaboliques, risques osseux ou cardio-vasculaires, baisse de la libido, etc.
Mais ce n’est pas tout : la ménopause peut aussi coïncider avec des questionnements sur la santé sexuelle, le bien-être psychologique, la qualité de vie globale ou des antécédents médicaux. D’où l’intérêt d’une approche globale, multidisciplinaire, combinant gynécologie, endocrinologie, nutrition, psycho gynécologie, suivi osseux/cardiovasculaire, conseils en mode de vie… bref, un accompagnement complet.
C’est ce que propose désormais le CHU de Bordeaux.
Ce que propose le centre :
- Le centre a été officiellement inauguré le 20 novembre 2025.
- Il s’adresse aux femmes en période de péri ménopause ou ménopausées, et prévoit une prise en charge multidisciplinaire : bilans hormonaux, gynécologiques, osseux, cardiovasculaires ; dépistage des risques ; accompagnement psychologique et sexologique ; conseils en diététique ; prise en compte du syndrome génito-urinaire de la ménopause ; et si besoin, orientation vers d’autres spécialistes.
- Le parcours peut inclure des consultations spécialisées, des bilans complets, mais aussi des hospitalisations de jour, pour les patientes dont la situation nécessite un suivi approfondi.
- Une RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire) « Ménopause » mensuelle est mise en place pour discuter les cas complexes en collaboration avec gynécologues, médecins généralistes et praticiens libéraux.
- L’objectif affiché : améliorer la qualité de vie des femmes, offrir un suivi personnalisé, prévenir les risques à long terme (cardio-vasculaires, ostéoporose, métaboliques) et faire de la ménopause un moment de passage bien accompagné, et non un tabou.
Un service attendu et nécessaire
L’initiative du CHU de Bordeaux répond à un vrai besoin : beaucoup de femmes vivent cette transition dans la solitude, sans information suffisante, ou avec des symptômes mal pris en charge. Le centre offre un point d’entrée clair, un repère pour les patientes, ce qui simplifie l’orientation, réduit l’attente et permet un suivi cohérent.
De plus, l’existence d’une équipe spécialisée donne aux médecins, généralistes comme gynécologues, un référent lorsqu’ils font face à des situations complexes ou multifactorielles.
Panorama national : des centres de ménopause en France, mais inégalement répartis
L’action du CHU de Bordeaux s’inscrit dans un mouvement plus vaste. Depuis plusieurs années, divers établissements en France créent des services dédiés à la ménopause ou à la péri ménopause. Voici quelques exemples notables :
CHU de Toulouse
Le CHU de Toulouse dispose depuis 2011 d’un « Centre de ménopause » considéré comme une des références en France.
Le centre offre une prise en charge complète : consultations spécialisées, bilans osseux, métaboliques, ostéodensitométrie, prévention de l’ostéoporose, dépistage des complications, prise en charge des symptômes, accompagnement post-cancer ou à la suite d’aménorrhée secondaire, etc.
La structure est pluridisciplinaire, et s’inscrit dans les recommandations du GEMVI (Groupe d’Étude sur la Ménopause et le Vieillissement Hormonal).
CHU de Nantes
Au CHU de Nantes, une consultation « péri-ménopause / ménopause » est également proposée. Elle évalue les facteurs de risque — cardiovasculaires, métaboliques, osseux, le syndrome climatérique ou génito-urinaire — et discute les options de traitement, y compris le traitement hormonal substitutif ou des alternatives.
Cette offre illustre le souci de proposer un suivi adapté et global, même en dehors des grandes métropoles du sud.
Autres structures & initiatives privées ou mixtes
Outre les CHU, certaines cliniques privées ou structures mixtes proposent des prises en charge de la ménopause. Par exemple, un hôpital de jour « spécial femme ménopausée » existe dans un établissement privé à Lille.
D’autres, comme des centres privés ou des structures de santé des femmes, s’engagent aussi dans cette voie, notamment pour proposer des traitements hormonaux, des conseils nutritionnels ou un accompagnement sexologique.
Mais au-delà des initiatives isolées, les rapports officiels soulignent que la prise en charge de la ménopause reste inégalement répartie selon les territoires. En 2025, un rapport commandé par le ministère de la Santé a estimé qu’il existait « au moins onze centres spécialisés en ménopause ou services équivalents » en France.
Les défis persistants : vers une meilleure couverture nationale
L’ouverture du centre du CHU de Bordeaux et l’existence d’autres structures dédiées ne signifient pas pour autant que la prise en charge de la ménopause est assurée partout. Plusieurs défis demeurent :
- Une couverture territoriale inégale. Les centres sont encore surtout situés dans les grandes métropoles ou dans certaines régions où existe un portage institutionnel fort (comme Toulouse, Nantes, Bordeaux…). Beaucoup de zones rurales ou moins peuplées restent dépourvues d’offre spécialisée. Cela peut conduire à des ruptures de suivi ou à un accès difficile, voire inexistant, à un accompagnement adapté.
- Méconnaissance de la ménopause comme sujet de santé publique. Pour beaucoup, la ménopause reste un tabou ou un sujet intime, à gérer seul. Or, comme le rappelle un document officiel de santé publique, les symptômes sont nombreux (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, troubles génito-urinaires, sécheresse vaginale, douleurs articulaires, modifications de l’humeur, baisse de la libido…) et peuvent dégrader fortement la qualité de vie.
L’existence d’un centre spécialisé contribue à faire de la ménopause un sujet de santé comme un autre, avec un suivi standardisé et des professionnels formés.
- Besoin d’un suivi global, pluridisciplinaire et personnalisé. La ménopause ne se résume pas à un symptôme isolé. Les enjeux sont multiples : bien-être, santé osseuse, métabolique, cardio-vasculaire, qualité de vie, prévention, aspect psychologique, sexualité, etc. Seule une approche globale, comme celle du CHU de Bordeaux ou des centres de Toulouse ou Nantes, permet de répondre de façon adaptée.
Un autre aspect souvent négligé est la continuité du suivi — prise en charge initiale, bilans périodiques, réévaluations, soutien psychologique, orientation vers d’autres spécialistes si besoin…
- Information et orientation : un élément clé. Beaucoup de femmes ignorent qu’un tel accompagnement existe près de chez elles. Il reste donc essentiel de promouvoir ces centres, d’améliorer l’information (médiatique, auprès des médecins généralistes, sage-femmes, gynécologues), et d’assurer une orientation claire.
Les structures comme le GEMVI, des associations, des plateformes d’information ou des réseaux de professionnels ont un rôle fondamental pour rendre visible cette offre.
Pourquoi cette dynamique monte maintenant ?
Plusieurs éléments expliquent cette évolution, parfois tardive :
- Des rapports récents (dès 2024–2025) pointent l’absence d’offre suffisante de prise en charge de la ménopause, malgré son impact sur la santé globale des femmes et sur la longévité.
- La reconnaissance de la ménopause comme un enjeu de santé publique — non seulement gynécologique, mais aussi osseux, métabolique, cardiovasculaire, psychique, de qualité de vie globale.
- Une prise de conscience sociétale croissante : les patientes et les associations militent pour davantage de visibilité, moins de tabou, plus de prise en charge, ce qui pousse les établissements à réagir.
- Le développement de la recherche et de la médecine spécialisée sur la ménopause et le vieillissement hormonal, avec des acteurs comme le GEMVI, ce qui permet de structurer des parcours de soins cohérents.
Ce que cela change concrètement pour les femmes
L’ouverture du centre de ménopause au CHU de Bordeaux, et le développement d’autres structures, apportent plusieurs bénéfices concrets :
- Un point de repère clair : un lieu identifiable où s’adresser, plutôt que des consultations dispersées, un peu au hasard.
- Un suivi global et personnalisé, prenant en compte l’ensemble des conséquences de la ménopause (physiques, hormonales, osseuses, cardio-vasculaires, psychiques, sexuelles…).
- Une meilleure prévention : dépistage des risques, bilans réguliers, conseils de mode de vie, orientation vers d’autres spécialistes si nécessaire.
- Un effet de normalisation : la ménopause n’est plus taboue ou marginale, mais reconnue comme un moment de vie important, nécessitant un soutien professionnel.
- Un maillage progressif, mais encore incomplet : pour de nombreuses femmes en zones rurales ou petites villes, l’accès reste difficile, ce qui signifie que l’effort doit se poursuivre.
Vers un maillage national cohérent mais un long chemin encore
L’ouverture du centre d’expertise de la ménopause au CHU de Bordeaux est une étape majeure : elle illustre une prise en considération grandissante de la ménopause comme enjeu de santé publique, et non comme simple étape de la vie. Elle offre un modèle de prise en charge globale, multidisciplinaire, adaptée aux besoins complexes des femmes.
Cependant, le panorama national reste inégal : quelques centres de référence (Toulouse, Nantes, Bordeaux, quelques cliniques privées ou semi-privées) montrent la voie, mais beaucoup de territoires demeurent sans offre spécialisée.
Pour que la ménopause soit véritablement prise en charge de façon équitable, il faudra :
- poursuivre le développement de services spécialisés dans d’autres régions,
- former les professionnels de santé (gynécologues, médecins, infirmières, etc.),
- sensibiliser les femmes et lever les tabous,
- structurer un parcours de soins clair et accessible — du dépistage à l’accompagnement, en passant par l’orientation et le suivi long terme.
Le CHU de Bordeaux, en ouvrant ce centre, donne un signal fort. Il reste maintenant à transformer l’élan en maillage national, pour que toutes les femmes, où qu’elles vivent, puissent bénéficier d’un accompagnement digne et adapté quand la ménopause s’annonce.
Carte de France : où trouver des centres spécialisés ménopause ?
(CHU, centres d’expertise, consultations dédiées et hôpitaux de jour)
Nouvelle-Aquitaine
CHU de Bordeaux – Centre d’expertise de la ménopause (2025)
La référence régionale. Approche pluridisciplinaire, consultations, bilans, RCP mensuelle, hospitalisation de jour.
CHU de Limoges – Consultation ménopause (gynécologie)
Consultations spécialisées au sein du service de gynécologie, avec prise en charge des symptômes climatériques et du suivi post-ménopause.
Occitanie
CHU de Toulouse – Centre de la ménopause (référence nationale)
L’un des centres pionniers en France : bilans complets, prévention osseuse, endocrinologie, ostéodensitométrie, expertise GEMVI.
CHU de Montpellier – Consultation péri-ménopause et ménopause
Suivi hormonal et métabolique, dépistage des risques, accompagnement du vieillissement hormonal.
CHU de Nîmes – Gynécologie / suivi ménopause
Consultations spécialisées au sein du service de gynécologie-obstétrique.
Pays de la Loire
CHU de Nantes – Consultation péri-ménopause / ménopause
Prise en charge globale du syndrome climatérique, bilan cardiométabolique et osseux, traitement hormonal substitutif.
CHD Vendée (La Roche-sur-Yon) – Consultation ménopause
Suivi spécialisé, orientation gynéco-endoc, gestion des complications.
Auvergne–Rhône-Alpes
Hôpital Femme-Mère-Enfant (HFME) – Hospices civils de Lyon
Consultations ménopause dans le service de gynécologie médicale, prise en charge hormonale et métabolique.
CHU de Clermont-Ferrand – Ménopause et endocrinologie
Consultations dédiées, prises en charge des risques cardio-vasculaires et de l’ostéoporose post-ménopausique.
Grenoble (CHU) – Suivi ménopause
Consultations en gynécologie médicale et endocrinologie.
Île-de-France
(Région très riche en consultations, mais encore peu de « centres dédiés » structurés.)
AP-HP – Plusieurs sites proposent des consultations spécialisées :
- Hôpital Saint-Antoine (Paris 12e) : ménopause, THM, suivi osseux.
- Hôpital Jean-Verdier (Bondy) : gynécologie médicale, ménopause, troubles hormonaux.
- Hôpital Cochin – Port-Royal : endocrinologie et ménopause complexe, suivi du risque osseux.
Cliniques privées & centres spécialisés
- Plusieurs centres privés orientés “santé des femmes” proposent des consultations ménopause (Paris 8e, Boulogne, Saint-Denis…), mais pas de centre polyvalent hospitalier publiquement identifié.
Bretagne
CHU de Rennes – Consultation ménopause (gynécologie médicale)
Accompagnement du syndrome climatérique, THM, santé sexuelle et troubles uro-génitaux.
CHU de Brest – Endocrinologie / gynécologie
Consultations de ménopause et prise en charge ostéoporose.
Centre-Val de Loire
CHU de Tours – Consultation ménopause
Service réputé en gynécologie-endocrinologie, incluant un suivi spécifique du vieillissement hormonal.
Grand Est
CHU de Strasbourg – Consultation ménopause
Prise en charge gynécologique et endocrinologique.
CHU de Nancy – Suivi ménopause
Consultations spécialisées via endocrinologie et gynécologie.
CHU de Reims – Ménopause / péri-ménopause
Consultations avec dépistage des risques associés.
Hauts-de-France
CHU de Lille – Endocrinologie et gynécologie médicale
Consultations ménopause, bilans hormonaux, orientations thérapeutiques.
Hôpital privé Le Bois (Lille) – Hôpital de jour spécial femme ménopausée
L’un des rares hôpitaux privés à proposer un parcours dédié avec bilans multidisciplinaires.
CHU d’Amiens – Consultation ménopause
Suivi climatérique et prise en charge hormonale.
Normandie
CHU de Caen – Consultation ménopause
Gynécologie médicale, suivi du THM, accompagnement osseux et métabolique.
CHU de Rouen – Endocrinologie / gynécologie ménopause
Consultations pour troubles climatériques et risques associés.
Provence–Alpes–Côte d’Azur (PACA)
AP-HM Marseille – Consultation ménopause
Gynécologie médicale, traitement hormonal substitutif, santé sexuelle.
CHU de Nice – Ménopause et santé hormonale
Consultations spécialisées, suivi ostéoporose et métabolique.
CHU de Toulon – Gynécologie / endocrinologie
Accompagnement péri-ménopause et ménopause.
Corse
CH Bastia & CH Ajaccio – Consultations gynécologie
Pas encore de centre spécialisé identifié, mais des consultations ménopause sont assurées dans les services de gynécologie médicale.
À retenir : un maillage national encore inégal
Trois régions disposent aujourd’hui de centres de référence identifiés
- Bordeaux
- Toulouse
- Nantes
La plupart des autres régions disposent de consultations spécialisées, mais pas de centres officiellement structurés.
Les zones rurales restent globalement en déficit d’offre dédiée.
Ce paysage évolue : de nouveaux services devraient émerger dans les années à venir, notamment dans les CHU engagés dans la santé des femmes et le vieillissement hormonal.
Sources :
Ministère des Solidarités et de la Santé (France)
“La ménopause : s’informer et en parler”
https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/sante-des-femmes/article/la-menopause-s-informer-et-en-parler
Rapport officiel « La ménopause en France » (2025)
Document PDF du Ministère de la Santé état des lieux national
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/la_menopause_en_france-rapport_et_annexes-04-25.pdf
CHU de Bordeaux – Annonce officielle
« Le CHU de Bordeaux ouvre un centre d’expertise de la ménopause »
https://www.chu-bordeaux.fr/Espace-m%C3%A9dia/Actualit%C3%A9s/Le-CHU-de-Bordeaux-ouvre-un-centre-d-expertise-de-la-m%C3%A9nopause/
Parcours de soins, fonctionnement, RCP
https://www.gynecologie-amp-chubordeaux.fr/gynecologie-medicale/
https://www.gynecologie-amp-chubordeaux.fr/gynecologie-medicale/hopital-de-jour/
CHU Bordeaux – Publication LinkedIn (inauguration 20/11/2025)
https://fr.linkedin.com/posts/chu-de-bordeaux_cp-m%C3%A9nopause-activity-7399803812850380800-AjNb
CHU de Toulouse – Centre de la ménopause
Présentation officielle du service
https://www.chu-toulouse.fr/menopause-et-prevention-de-l-osteoporose
Revue Genesis – Entretien Pr. Florence Trémollières
CHU de Nantes – Consultation péri-ménopause
https://www.chu-nantes.fr/consultation-peri-menopause-1
Hôpital privé Le Bois – Hôpital de jour femme ménopausée
https://hopital-prive-le-bois-lille.ramsaysante.fr/hopital-de-jour-special-femme-menopausee
AP-HP (Hôpital Saint-Antoine – gynécologie)
https://www.aphp.fr
AP-HP (Hôpital Cochin – endocrinologie)
https://www.aphp.fr
AP-HP (Jean-Verdier – gynécologie médicale)
https://www.aphp.fr
HCL / HFME Lyon – gynécologie médicale
https://www.chu-lyon.fr
CHU de Clermont-Ferrand – endocrinologie
https://www.chu-clermontferrand.fr
CHU de Rennes – gynécologie médicale
https://www.chu-rennes.fr
CHU de Brest – endocrinologie
https://www.chu-brest.fr
CHU de Caen – gynécologie
https://www.chu-caen.fr
CHU de Rouen
https://www.chu-rouen.fr
CHU de Strasbourg – gynécologie
https://www.chru-strasbourg.fr
CHU de Nancy
https://www.chru-nancy.fr
AP-HM Marseille
https://www.ap-hm.fr
CHU de Nice
https://www.chu-nice.fr
CHU de Toulon / CHITS
https://www.chu-toulon.fr
CHU de Nîmes
https://www.chu-nimes.fr
CHU de Montpellier
https://www.chu-montpellier.fr
CHU de Tours – endocrinologie / gynécologie
https://www.chu-tours.fr
CHU de Limoges – consultations gynécologie
https://www.chu-limoges.fr
GEMVI – Groupe d’Étude sur la Ménopause et le Vieillissement Hormonal
Meilleur France – Liste exploratoire des centres ménopause
En France, la santé mentale s’impose désormais comme un enjeu de société au même titre que la santé physique, l’éducation ou la transition écologique. Déjà proclamée Grande Cause Nationale en 2025, elle sera officiellement reconduite en 2026, confirmant un besoin urgent : renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins psychiques et lutter contre les inégalités sur tout le territoire.
Cette reconduction n’est pas un simple prolongement administratif : elle marque la volonté d’inscrire durablement la santé mentale au cœur de l’action publique, sociale et sanitaire.
Une souffrance psychique devenue visible
Pendant longtemps, la santé mentale a été reléguée à l’arrière-plan. La pandémie a joué un rôle de révélateur : anxiété, isolement, épuisement, troubles du sommeil, phobie sociale, dépression… Les indicateurs ont tous augmenté, en particulier chez les jeunes et les adultes actifs.
Selon plusieurs études nationales :
- près d’un Français sur cinq déclare souffrir d’un trouble anxieux ou dépressif ;
- 50 % des troubles psychiques débutent avant 14 ans, ce qui renforce la nécessité d’un repérage précoce ;
- les délais d’attente pour un psychiatre dépassent parfois 6 à 12 mois dans certaines régions.
Cette réalité ne se résume pas à des chiffres : derrière chaque situation, il y a un quotidien fragilisé, une famille qui s’inquiète, un jeune qui décroche, un salarié en épuisement.
Faire de la santé mentale la grande cause nationale, c’est affirmer qu’elle n’est plus un sujet honteux ni marginal. C’est reconnaître qu’elle fait partie intégrante de la santé globale et que chacun peut avoir besoin d’aide à tout moment de sa vie.
Pourquoi la grande cause est-elle reconduite en 2026 ?
La décision du gouvernement repose sur trois constats majeurs :
- Les besoins en soins psychologiques explosent
La demande dépasse largement l’offre actuelle. Dans de nombreuses zones rurales ou périurbaines, il n’existe aucun psychologue ou psychiatre à proximité.
Même lorsqu’un professionnel est disponible, le coût reste un frein, surtout pour les publics précaires, les jeunes adultes et les familles.
La reconduction vise à renforcer :
- le remboursement des séances psychologiques ;
- la structuration des parcours de soins ;
- le développement de dispositifs de proximité ;
- le soutien aux professionnels déjà en poste.
- Les inégalités territoriales et sociales restent criantes
Selon l’endroit où l’on vit, accéder à un professionnel peut relever du parcours du combattant. Les déserts médicaux psychiques existent bel et bien.
De plus, certaines populations restent sous-diagnostiquées : adolescents, étudiants, aidants familiaux, travailleurs précaires, personnes âgées isolées.
Reconduire la grande cause permet de poursuivre la réduction de ces écarts en améliorant la lisibilité des dispositifs et en finançant de nouvelles structures.
- Le regard sur la santé mentale doit continuer d’évoluer
Si le tabou recule, la stigmatisation demeure.
Beaucoup hésitent encore à consulter par peur du jugement, des préjugés ou d’une assimilation à une “maladie mentale lourde”.
Les campagnes de sensibilisation de 2025 ont montré leur efficacité. 2026 doit prolonger cet élan pour :
- normaliser le recours à un psychologue ;
- encourager les proches à repérer les signaux d’alerte ;
- lutter contre les fausses croyances ;
- valoriser l’importance du bien-être mental au quotidien.
2026 : quelles mesures prioritaires ?
La reconduction encourage un ensemble de chantiers stratégiques :
Renforcer la prévention dès le plus jeune âge
De nombreux troubles peuvent être pris en charge très tôt si les signaux sont repérés : anxiété, harcèlement scolaire, phobie sociale, troubles du comportement, addictions naissantes.
Les écoles et collèges seront davantage associés via :
- des programmes de repérage ;
- des psychologues scolaires mieux intégrés ;
- des outils numériques encadrés ;
- des campagnes de sensibilisation pour les parents.
Soutenir les travailleurs et prévenir le burn-out
La santé mentale au travail devient un axe prioritaire. En 2026, les entreprises seront encouragées à :
- former les managers au repérage des risques psychosociaux ;
- proposer des cellules d’écoute ;
- aménager les organisations pour réduire la charge mentale ;
- renforcer la QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail).
Une meilleure coordination des soins
Le parcours du patient reste trop complexe : médecin généraliste, psychologue, psychiatre, CMP, hôpital… et les ruptures de suivi sont fréquentes.
Les mesures attendues en 2026 prévoient :
- la création de plateformes d’orientation simplifiées ;
- une communication renforcée entre les professionnels ;
- un accès facilité aux soins spécialisés, notamment pour les jeunes
Soutenir les proches aidants
L’épuisement des aidants est lui aussi un enjeu de santé publique.
2026 prévoit davantage :
- de temps de répit,
- de structures d’écoute,
- d’accompagnement administratif et psychologique.
Le rôle des territoires : agir au plus près des besoins
La santé mentale ne se construit pas uniquement dans les ministères. Les communes, départements, régions et associations jouent un rôle central pour :
- proposer des ateliers de prévention ;
- renforcer les équipes de santé mentale ;
- développer les structures d’accueil ;
- accompagner les publics fragiles et isolés.
De nombreuses initiatives locales ont déjà vu le jour : maisons des adolescents, groupes de parole, réseaux de prévention du suicide, cafés associatifs, consultations gratuites pour les étudiants, etc.
La reconduction en 2026 permettra de consolider et d’étendre ces dispositifs.
Accès aux professionnels : l’importance d’un annuaire clair et fiable
La première difficulté pour de nombreux Français est… de savoir où aller.
Entre les psychologues libéraux, les psychiatres, les CMP, les associations, les services hospitaliers, les dispositifs spécifiques jeunes ou seniors, les parcours peuvent sembler opaques.
C’est pourquoi les plateformes d’information et d’orientation comme IndexSanté jouent un rôle essentiel.
L’annuaire permet de trouver près de chez soi (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Rennes, Nice, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Mulhouse, Saint-Etienne, Grenoble et tout le territoire français) :
- un psychologue ou un psychiatre ;
- un centre médico-psychologique (CMP) ;
- un service d’urgence psychiatrique ;
- un centre spécialisé (addictologie, pédopsychiatrie, gérontopsychiatrie) ;
- des associations d’écoute et de soutien.
En simplifiant la recherche, en rendant les structures visibles, en facilitant l’accès à leurs coordonnées, IndexSanté contribue directement à réduire les délais et à orienter chacun vers la bonne prise en charge.
Vers une société plus attentive au bien-être psychique
Reconduire la santé mentale comme Grande Cause nationale en 2026 n’est pas un acte symbolique.
C’est la réponse à une réalité sociale, médicale et humaine : notre société a besoin de mieux prendre soin de ses émotions, de ses fragilités, de ses traumatismes, mais aussi de ses ressources.
Cette dynamique doit s’accompagner :
- d’un renforcement de l’offre de soins ;
- d’une meilleure prévention ;
- d’une lutte active contre la stigmatisation ;
- d’une coordination entre acteurs publics et professionnels ;
- d’un accès simplifié à l’information pour tous.
La santé mentale n’est pas un sujet à part : c’est un pilier essentiel de la qualité de vie, de la réussite scolaire, de l’épanouissement professionnel, de la cohésion familiale et sociale.
En 2026, plus que jamais, elle devient l’affaire de tous. Et vous, prenez-vous soin de votre santé mentale ?
Pour rechercher l’établissement spécialisé en santé mentale près de chez vous, utilisez le moteur de recherche d’Indexsanté.
Sources :
DREES – Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques
OMS – Organisation Mondiale de la Santé
Ministère de la Santé – France
HAS – Haute Autorité de Santé
Retrouver ses capacités après une maladie, un accident ou une chirurgie
Qu’il s’agisse de réapprendre à marcher après un accident, de récupérer de la mobilité après un AVC ou de retrouver confiance après une longue hospitalisation, la rééducation fonctionnelle et les soins de réadaptation occupent une place essentielle dans le parcours de santé.
En France, ces soins sont assurés dans des structures spécialisées — publiques, privées ou associatives — que l’on regroupe sous l’appellation établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR).
Ces établissements, longtemps appelés « centres de rééducation » ou « SSR » (soins de suite et de réadaptation), ont pour mission d’aider chaque patient à retrouver son autonomie physique, cognitive et sociale, tout en accompagnant ses proches dans cette étape souvent délicate.
De la rééducation à la réadaptation : quelle différence ?
La rééducation vise à rétablir les fonctions altérées par une maladie ou un traumatisme : marcher, parler, bouger, respirer, manipuler…
Elle est encadrée par des professionnels spécialisés : kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens ou encore orthoptistes.
La réadaptation, elle, va plus loin : elle aide le patient à se réapproprier son environnement de vie (domicile, travail, mobilité, vie sociale) grâce à une approche globale associant médecins rééducateurs, infirmiers, assistants sociaux et psychologues.
Autrement dit : la rééducation agit sur le corps, la réadaptation agit sur la personne dans son ensemble.
Les établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR)
Les SMR accueillent des patients après une hospitalisation aiguë (hôpital, chirurgie, service d’urgence) ou directement sur prescription médicale.
Ils proposent des séjours temporaires — de quelques semaines à plusieurs mois — selon les besoins.
Les soins de rééducation concernent de nombreux profils :
- suites d’AVC ou de traumatisme crânien ;
- rééducation orthopédique après fracture, prothèse ou amputation ;
- maladies neurologiques (Parkinson, sclérose en plaques…) ;
- pathologies respiratoires ou cardiaques nécessitant un réentraînement à l’effort ;
- troubles de la déglutition, du langage ou du mouvement ;
- récupération après un cancer, une longue hospitalisation ou une immobilisation prolongée.
Ces établissements disposent souvent de plateaux techniques complets : salles de kinésithérapie, bassins de balnéothérapie, ateliers d’ergothérapie, espaces d’évaluation fonctionnelle ou dispositifs de télérééducation.
L’innovation au service du mouvement
La rééducation évolue rapidement grâce aux technologies médicales et numériques :
- exosquelettes et robots de marche pour la récupération motrice ;
- réalité virtuelle pour la rééducation post-AVC ou les troubles de l’équilibre ;
- télérééducation à domicile, permettant le suivi à distance par un kinésithérapeute ;
- plateformes connectées de suivi des progrès et d’accompagnement des patients chroniques.
Ces outils ne remplacent pas l’expertise humaine, mais ils la complètent, en rendant les exercices plus motivants et en favorisant la continuité du soin après le retour à la maison.
Le rôle clé des unités de soins de longue durée (USLD)
Certains patients nécessitent un accompagnement plus long, notamment lorsqu’ils souffrent de pathologies chroniques lourdes ou de perte d’autonomie durable.
C’est le rôle des unités de soins de longue durée (USLD), souvent rattachées à des hôpitaux ou à des centres de rééducation.
Les USLD accueillent des personnes dont l’état de santé requiert une surveillance médicale constante et des soins quotidiens de réadaptation légère ou d’entretien.
Elles représentent un maillon essentiel entre l’hôpital, les établissements de réadaptation et le domicile, et participent à la coordination des parcours complexes : personnes âgées polypathologiques, patients atteints de maladies neurodégénératives, blessés médullaires, etc.
Les équipes y associent soins médicaux, kinésithérapie douce, accompagnement psychologique et social, pour préserver au maximum la qualité de vie.
Un enjeu de santé publique : l’autonomie retrouvée
Avec le vieillissement de la population et la progression des maladies chroniques, la demande de soins de réadaptation ne cesse d’augmenter.
Selon la DREES, plus d’un million de séjours sont enregistrés chaque année dans les établissements de rééducation.
Les enjeux sont considérables :
- éviter la dépendance,
- favoriser le retour à domicile,
- réduire les réhospitalisations,
- et maintenir la participation sociale des personnes âgées ou handicapées.
La réadaptation s’inscrit ainsi dans une logique de santé globale : soigner, mais aussi accompagner, prévenir et redonner confiance.
Trouver un centre de rééducation près de chez soi
Parce que l’accès à ces établissements n’est pas toujours simple, l’annuaire IndexSanté permet de rechercher facilement un centre de rééducation, un établissement de soins de suite ou une USLD partout en France.
Chaque fiche détaille les coordonnées, les spécialités, la capacité d’accueil et les modalités d’admission.
Pour trouver un établissement de réadaptation proche de chez vous, il suffit de consulter la rubrique Annuaire des établissements de soins sur le site IndexSanté.
Cet outil gratuit et mis à jour en continu facilite l’orientation des patients, des familles et des professionnels de santé vers la structure la plus adaptée à chaque situation.
Des soins qui redonnent confiance
La rééducation n’est pas qu’une affaire de muscles ou de gestes à réapprendre : c’est un chemin vers la confiance, l’autonomie et la dignité.
Les progrès médicaux, l’implication des équipes et les nouvelles formes de coordination territoriale redessinent aujourd’hui un parcours de soins plus humain, centré sur les besoins réels du patient.
Des plateaux techniques à la prise en charge en USLD, de la kinésithérapie à la télé-rééducation, la France développe un réseau solide et complémentaire, soutenu par des outils comme l’annuaire IndexSanté, pour que chacun puisse retrouver son autonomie, au plus près de son lieu de vie.
À retenir
- Les soins de réadaptation (SMR) : établissements spécialisés pour récupérer après une maladie ou un accident.
- Les USLD : unités médicalisées pour les personnes nécessitant des soins constants et de longue durée.
- Des innovations majeures : robotique, réalité virtuelle, télérééducation.
- Un objectif commun : retrouver l’autonomie et la qualité de vie.
- Un outil utile : l’annuaire IndexSanté pour trouver les structures proches de chez soi.
Sources officielles et références
- Ministère de la Santé – Soins médicaux et de réadaptation (SMR)
- ARS Île-de-France – Unités de soins de longue durée (USLD)
- DREES – Les soins de suite et de réadaptation en France
- IndexSanté – Annuaire des établissements de soin
En France, près de 10 millions de personnes vivent aujourd’hui dans un territoire qualifié de « désert médical ». L’accès à un médecin traitant, à une infirmière ou à un kinésithérapeute relève parfois du parcours du combattant, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Face à cette réalité, le gouvernement a annoncé en septembre 2025 un vaste plan pour créer 5 000 “Maisons France Santé” d’ici 2027, un dispositif destiné à rapprocher les soins du quotidien des citoyens.
L’objectif ? Répondre à la crise de la démographie médicale et faciliter la coordination entre les professionnels de santé sur tout le territoire. Cette annonce s’inscrit dans la continuité des « Maisons de santé pluridisciplinaires » et des « Centres de santé », mais avec une approche plus intégrée et un accompagnement national renforcé.
Un maillage territorial inédit
Les « Maisons France Santé » seront réparties dans l’ensemble des départements, avec une priorité donnée aux territoires sous-dotés où les besoins sont les plus criants. D’ici 2027, chaque Français devrait pouvoir accéder à un lieu de soins de proximité à moins de 20 minutes de son domicile.
Selon le ministère de la Santé et de la Prévention, ces structures visent à offrir un guichet unique de santé :
- consultations de médecine générale et d’infirmiers ;
- prévention et dépistage ;
- accompagnement social et médico-psychologique ;
- coordination avec les hôpitaux de proximité.
Certaines maisons pourront également accueillir un plateau de téléconsultation équipé, permettant de joindre un spécialiste à distance, ou encore des permanences d’assistants médicaux et de pharmaciens.
De nouvelles formes d’exercice pour les professionnels
L’un des leviers essentiels de ce projet est la coopération entre soignants.
Les « Maisons France Santé » rassembleront, sous un même toit, des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes, des sage-femmes, des psychologues ou encore des assistants sociaux.
Cette organisation en équipe pluridisciplinaire permet :
- de partager les dossiers patients via un système numérique commun ;
- d’assurer la continuité des soins (par exemple en cas d’absence du médecin traitant) ;
- d’améliorer la prévention grâce à des actions coordonnées ;
- de rendre certains territoires plus attractifs pour les jeunes médecins.
À noter que ces structures ne seront pas toutes de création nouvelle : de nombreuses maisons de santé existantes seront labellisées « Maisons France Santé » à condition de répondre à un cahier des charges précis (pluridisciplinarité, horaires élargis, coordination, partage d’informations).
Un financement mixte et un accompagnement local
Le plan prévoit un financement croisé entre l’État, les collectivités locales et l’Assurance maladie. L’investissement global estimé avoisine 1 milliard d’euros d’ici 2027, incluant la construction, l’équipement numérique et le recrutement de personnels d’appui.
Chaque maison bénéficiera d’un soutien administratif et logistique pour faciliter son installation, via les Agences régionales de santé (ARS) et les préfectures. Les collectivités pourront proposer des bâtiments publics vacants, comme des mairies annexes ou des anciens collèges, réhabilités pour accueillir ces structures.
Une enveloppe spécifique est aussi prévue pour la formation à la pratique coordonnée, afin d’accompagner les jeunes professionnels dans cette nouvelle culture du travail en équipe.
Des services pensés pour les patients
Au-delà de la simple consultation, ces maisons ambitionnent de devenir de véritables pôles de santé de proximité.
Elles pourront héberger :
- des ateliers d’éducation thérapeutique (diabète, obésité, addictions…) ;
- des actions de prévention (vaccination, dépistage cancer, santé sexuelle, nutrition) ;
- des permanences d’associations d’usagers ou de mutuelles ;
- des espaces dédiés aux aidants et aux personnes âgées dépendantes.
Certaines seront ouvertes en horaires élargis (soirées, week-ends), afin de réduire la fréquentation des services d’urgence pour des motifs non vitaux.
Des attentes fortes mais aussi des défis
Le succès du projet reposera sur plusieurs facteurs :
- la capacité à attirer de nouveaux praticiens dans les zones sous-dotées ;
- la simplification administrative pour éviter les lourdeurs de gestion ;
- la cohérence avec les dispositifs existants (Communautés professionnelles territoriales de santé, CPTS) ;
- et la coordination avec les hôpitaux de proximité, dont le rôle reste complémentaire.
Des syndicats de médecins saluent l’ambition du plan, tout en rappelant que la pénurie de médecins généralistes ne se résoudra pas uniquement par la création de murs : il faut aussi agir sur la formation, les conditions d’exercice et la reconnaissance du travail en équipe.
Un changement de culture de la santé de proximité
Au-delà des chiffres, « Maisons France Santé » marque une évolution de fond : celle d’une médecine plus collaborative, territoriale et préventive.
L’idée est d’inscrire chaque citoyen dans un parcours de santé local où la prévention, la coordination et l’écoute deviennent les piliers du système.
D’ici 2027, ces 5 000 maisons pourraient symboliser le virage d’une France qui soigne autrement : moins d’isolement pour les soignants, moins d’attente pour les patients, plus de cohérence dans les parcours de soins. Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes, Mulhouse, Strasbourg, Rennes, Clermont Ferrand, Limoges, Lille et toutes les villes de taille moins importante seront concernées par la création de ces maisons de soins.
À retenir
- Objectif : 5 000 Maisons France Santé d’ici 2027 pour garantir un accès aux soins à moins de 20 minutes.
- Public visé : zones rurales et périurbaines, populations sans médecin traitant.
- Missions : soins primaires, prévention, accompagnement médico-social, coordination.
- Enjeu : reconstruire un maillage territorial équitable et durable.
Sources officielles :
-
Ministère de la Santé et de la Prévention : info.gouv.fr – 5 000 Maisons France Santé d’ici 2027
-
sante.gouv.fr – dossier « accès aux soins »
-
Assurance Maladie – dispositifs de coordination territoriale (CPTS, MSP)