Face à une perte d’autonomie, la première difficulté n’est pas de trouver un établissement : c’est de savoir par où commencer. Quelles aides demander, à quel organisme, dans quel ordre ? Un service public gratuit existe précisément pour répondre à ces questions — le CLIC, centre local d’information et de coordination gérontologique.
Nous en recensons 371 en France. Ce guide explique ce qu’ils font concrètement, ce qu’ils ne font pas, et comment trouver celui qui couvre votre commune — sachant que, selon les territoires, ces missions sont désormais assurées sous d’autres noms.
À quoi sert un CLIC
Le CLIC est un guichet de proximité destiné aux personnes âgées et à leurs proches. Il est gratuit, financé par le conseil départemental, et n’a rien à vendre : il n’est ni un établissement, ni un prestataire de services à domicile.
Ses missions se déclinent traditionnellement sur trois niveaux :
- Informer et orienter : renseigner sur les aides existantes, les structures du territoire, les démarches à engager.
- Évaluer et accompagner : analyser la situation à domicile, aider à monter les dossiers d’APA, d’aides au logement ou d’admission en établissement.
- Coordonner : organiser l’intervention des différents professionnels autour de la personne, et assurer un suivi dans la durée.
Tous les CLIC ne couvrent pas les trois niveaux : certains se limitent à l’information et à l’orientation.
Ce qu’il peut concrètement faire pour vous
- Faire le point sur l’ensemble des aides mobilisables, y compris celles auxquelles on ne pense pas — caisses de retraite, action sociale communale, aides à l’adaptation du logement.
- Aider à remplir les dossiers, notamment l’APA, et vérifier qu’aucune pièce ne manque — première cause d’allongement des délais.
- Orienter vers les structures adaptées : services d’aide à domicile, accueil de jour, hébergement temporaire, établissements du secteur — notre comparatif des structures aide à s’y repérer.
- Soutenir les aidants : information sur le droit au répit, groupes de parole, relais en cas d’épuisement.
- Intervenir en situation d’urgence — sortie d’hospitalisation, chute, isolement soudain — en mobilisant rapidement les bons interlocuteurs.
Ce qu’il ne fait pas : décider à votre place, attribuer les aides (c’est le département qui décide), ni garantir une place en établissement.
CLIC, DAC : un paysage en recomposition
Depuis quelques années, les dispositifs de coordination ont été progressivement regroupés au sein de dispositifs d’appui à la coordination (DAC), qui rassemblent les anciens CLIC, réseaux de santé et autres structures d’appui. L’objectif est d’offrir un point d’entrée unique, quel que soit l’âge ou la pathologie.
En pratique, la situation varie selon les départements : certains ont conservé l’appellation CLIC, d’autres parlent de DAC, de « guichet intégré » ou de « maison des aînés ». Les missions, elles, restent les mêmes. Si vous ne trouvez pas de CLIC sur votre commune, cherchez ces autres appellations, ou interrogez directement le CCAS.
Comment trouver le vôtre
Le CLIC est organisé par territoire : chaque commune relève d’un point d’accueil déterminé. Trois façons de l’identifier :
- Le CCAS de la commune — centre communal d’action sociale, en mairie : il connaît le dispositif local et peut faire le lien.
- Le conseil départemental, qui finance et pilote ces structures.
- Notre annuaire, qui recense les centres locaux d’information et de coordination avec leurs coordonnées.
Un conseil : appelez avant de vous déplacer. Beaucoup de CLIC fonctionnent sur rendez-vous, et un premier échange téléphonique permet souvent de préparer les documents à apporter.
Quand s’adresser à un CLIC
Le plus tôt possible. Les familles contactent souvent un CLIC en situation de crise, alors que son utilité est maximale en amont : anticiper une perte d’autonomie, adapter le logement, mettre en place des aides à domicile avant que la situation ne se dégrade.
Les moments qui justifient un appel : premières difficultés dans les gestes quotidiens, chute, retour d’hospitalisation, diagnostic de maladie neurodégénérative, épuisement d’un conjoint ou d’un enfant aidant.
Trouver un établissement pour seniors par département
Par département
- Établissements pour seniors dans le Nord (59)
- Établissements pour seniors dans le Rhône (69)
- Établissements pour seniors dans les Bouches-du-Rhône (13)
- Établissements pour seniors en Gironde (33)
- Établissements pour seniors en Isère (38)
- Établissements pour seniors en Loire-Atlantique (44)
- Établissements pour seniors à Paris (75)
- Établissements pour seniors dans le Var (83)
- Établissements pour seniors dans les Alpes-Maritimes (06)
- Établissements pour seniors en Haute-Garonne (31)
Par ville
- Établissements pour seniors à Paris (75)
- Établissements pour seniors à Marseille (13)
- Établissements pour seniors à Lyon (69)
- Établissements pour seniors à Toulouse (31)
- Établissements pour seniors à Nice (06)
- Établissements pour seniors à Nantes (44)
- Établissements pour seniors à Bordeaux (33)
- Établissements pour seniors à Lille (59)
Questions fréquentes
Le CLIC est-il payant ?
Non. C’est un service public gratuit, financé par le conseil départemental.
Faut-il un âge minimum ?
Les CLIC s’adressent généralement aux personnes de 60 ans et plus, et à leurs proches. Les dispositifs d’appui à la coordination accueillent, eux, tous les âges.
Peut-on s’adresser à un CLIC pour un parent qui habite ailleurs ?
Oui. Contactez le CLIC compétent sur la commune de votre parent : c’est le territoire de résidence qui détermine l’interlocuteur.
Le CLIC attribue-t-il l’APA ?
Non, il aide à monter le dossier. La décision appartient au conseil départemental, après évaluation par l’équipe médico-sociale.
Quelle différence avec le CCAS ?
Le CCAS est communal et couvre l’action sociale au sens large. Le CLIC est spécialisé sur le grand âge et intervient sur un territoire plus étendu. Les deux travaillent ensemble.
Que faire s’il n’y a pas de CLIC près de chez moi ?
Cherchez un dispositif d’appui à la coordination ou l’équivalent local, ou passez par le CCAS, qui orientera vers la structure compétente.