Après une opération, un accident vasculaire cérébral ou une hospitalisation prolongée, le retour direct au domicile est parfois impossible. Le SSR — soins de suite et de réadaptation — assure cette étape intermédiaire : récupérer des capacités, réapprendre des gestes, préparer le retour à domicile dans de bonnes conditions.
Nous recensons 753 établissements de ce type. Ce guide explique ce qui s’y passe, comment on y est admis, combien de temps dure un séjour et ce qu’il coûte — en précisant d’emblée un changement de vocabulaire qui déroute beaucoup de patients.
SSR ou SMR : un changement de nom récent
Depuis la réforme des autorisations d’activité, l’appellation officielle est passée de « soins de suite et de réadaptation » (SSR) à « soins médicaux et de réadaptation » (SMR). Les deux termes désignent la même réalité, et « SSR » reste très employé par les professionnels comme par les patients.
Concrètement, si un médecin vous parle de SMR et que votre entourage évoque un SSR, il s’agit du même type de séjour. Vous rencontrerez encore les deux appellations dans les documents administratifs.
À quoi sert un séjour en SSR
Il poursuit trois objectifs simultanés :
- Poursuivre les soins médicaux engagés à l’hôpital : surveillance, traitements, pansements, adaptation des médicaments.
- Rééduquer : kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, réadaptation cardiaque ou respiratoire selon les cas.
- Préparer le retour : évaluer l’autonomie réelle, organiser les aides à domicile, faire visiter le logement par un ergothérapeute pour anticiper les aménagements.
Ce troisième volet est souvent sous-estimé alors qu’il conditionne la réussite du retour. C’est pendant le séjour que se mettent en place les aides, se demandent les prestations et s’évaluent les besoins matériels.
Polyvalent ou spécialisé
Certains établissements sont polyvalents et accueillent des situations variées, souvent chez des personnes âgées après une chute ou une intervention.
D’autres sont spécialisés par appareil ou par population : appareil locomoteur (orthopédie, traumatologie), système nerveux (accidents vasculaires cérébraux, maladies neurodégénératives), affections cardio-vasculaires, respiratoires, digestives, mais aussi rééducation des enfants ou prise en charge des addictions.
Le choix n’appartient pas au patient seul : il dépend de la pathologie et des places disponibles. Une orientation vers un service spécialisé améliore néanmoins nettement les résultats fonctionnels lorsque la situation le justifie — c’est un point qu’il est légitime de discuter avec l’équipe hospitalière.
Comment y est-on admis
L’admission relève d’une décision médicale, presque toujours prise depuis un service hospitalier. Le médecin établit une demande, transmise aux établissements du territoire, le plus souvent via une plateforme régionale d’orientation.
Le patient et sa famille ne sont pas spectateurs pour autant. Trois leviers restent entre leurs mains :
- Exprimer des préférences géographiques : la proximité facilite les visites, décisives pour le moral et donc pour la récupération.
- Solliciter un service spécialisé lorsque la pathologie le justifie.
- S’appuyer sur l’assistante sociale du service, interlocutrice la plus efficace pour connaître les disponibilités réelles.
Une admission directe depuis le domicile est possible, sur prescription du médecin traitant, mais elle demeure minoritaire.
Durée et coût
Pour certaines affections chroniques, notamment rhumatologiques, une cure thermale peut prendre le relais une fois la rééducation achevée.
La durée varie de quelques semaines à plusieurs mois selon la pathologie et les progrès accomplis. Elle est réévaluée régulièrement : un séjour se prolonge tant que la rééducation apporte un bénéfice mesurable.
Sur le plan financier, il s’agit d’une hospitalisation : les soins sont pris en charge par l’Assurance maladie dans les conditions habituelles. Restent à votre charge le ticket modérateur — généralement couvert par la complémentaire santé —, le forfait hospitalier journalier, et les prestations de confort comme la chambre individuelle. En établissement privé, des dépassements d’honoraires sont possibles : demandez l’information avant l’admission — notre guide clinique ou hôpital explique ce que le statut change sur la facture.
Préparer la sortie dès l’entrée
C’est le conseil que donnent tous les professionnels du secteur, et celui que les familles appliquent le moins. Dès les premiers jours, faites le point avec l’équipe sur trois questions : quel niveau d’autonomie est réaliste à la sortie, quelles aides à domicile faudra-t-il, et quels aménagements du logement anticiper.
Si le retour à domicile s’avère impossible, c’est également pendant le séjour que se prépare une orientation vers un EHPAD — les délais d’admission étant longs, s’y prendre tôt évite une prolongation subie ou un retour précipité. Voir notre guide pour trouver un EHPAD.
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Par département
- Établissements de soins de suite dans les Bouches-du-Rhône (13)
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- Établissements de soins de suite dans les Alpes-Maritimes (06)
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- Établissements de soins de suite dans le Nord (59)
- Établissements de soins de suite dans les Hauts-de-Seine (92)
- Établissements de soins de suite dans l'Hérault (34)
- Établissements de soins de suite dans les Pyrénées-Atlantiques (64)
- Établissements de soins de suite en Seine-Saint-Denis (93)
- Établissements de soins de suite en Seine-et-Marne (77)
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- Établissements de soins de suite à Paris (75)
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- Établissements de soins de suite à Cambo-les-Bains (64)
- Établissements de soins de suite à Marseille 9e arrondissement (13)
- Établissements de soins de suite à Toulouse (31)
- Établissements de soins de suite à Nantes (44)
- Établissements de soins de suite à Nice (06)
- Établissements de soins de suite au Port (974)
Questions fréquentes
SSR et SMR, est-ce la même chose ?
Oui. « Soins médicaux et de réadaptation » est la nouvelle appellation officielle de ce qu’on appelait « soins de suite et de réadaptation ».
Peut-on choisir son établissement ?
Vous pouvez exprimer des préférences, notamment géographiques, mais l’orientation dépend de la pathologie et des places disponibles.
Combien de temps dure un séjour ?
De quelques semaines à plusieurs mois, réévalué régulièrement selon les progrès et le bénéfice attendu de la poursuite.
Est-ce remboursé ?
Oui, comme toute hospitalisation. Restent le ticket modérateur, le forfait hospitalier et les prestations de confort ; en établissement privé, d’éventuels dépassements.
Peut-on entrer en SSR directement depuis chez soi ?
C’est possible sur prescription du médecin traitant, mais l’admission depuis un service hospitalier reste très majoritaire.
Que se passe-t-il si le retour à domicile est impossible ?
L’équipe et l’assistante sociale accompagnent l’orientation vers une solution d’hébergement. Anticipez : les délais d’admission en EHPAD se comptent en mois.